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Comment le groupe Avanquest s’est totalement réorganisé en moins de trois ans.
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Pierre Cesarini, PDG d’Avanquest : « On arrive à imprimer un million de photos par jour ! »
Avanquest a publié un chiffre d’affaires consolidé pour l’exercice 2015-2016, clos fin juin 2016, de 117,4 millions d’euros en hausse de 26%. À périmètre équivalent (hors Arvixe et Avanquest Software Publishing Ltd.), les ventes ont progressé de 21% à 99,8 millions d’euros (+ 15% à taux de change constant). Le chiffre d’affaires annuel de PlanetArt s’est inscrit à 56,4 millions d’euros en progression de 71%. S’agissant d’Avanquest Software, la division regroupant l’édition et la distribution logicielle, la priorité a été donnée à la rentabilité. Elle a bénéficié des bonnes ventes de fin d’année et notamment du succès du jeu MineCraft Story Mode distribué par son ancienne filiale Avanquest Software Publishing Ltd. À périmètre constant, l’activité d’Avanquest Software affiche un retrait de 9% à 39,7 millions d’euros, lié à la décroissance planifiée des activités de distribution physique en Europe et à l’orientation vers des activités de ventes online privilégiant la rentabilité.
Enfin, MyDevices, l’activité de gestion des objets connectés, affiche un chiffre d’affaires de 3,7 millions sur cet exercice, en recul de 33% en raison de la fin programmée des ventes de logiciels en mode embarqué, partiellement compensée par la montée progressive des activités sur sa plate-forme de gestion des objets connectés. Acteur global de l’Internet, Avanquest fait partie des quelques sociétés françaises de ce secteur qui réalisent plus de 100 millions d’euros de CA, dont plus de la moitié aux États-Unis. Sous l’impulsion de son PDG, Pierre Cesarini, Avanquest a opéré une réorientation stratégique centrée sur 3 domaines d’activités : l’impression digitale à travers sa nouvelle division PlanetArt, la gestion de l’internet des objets via sa division myDevices, et son activité d’e-commerce via sa division Avanquest Software. Pierre Cesarini, PDG d’Avanquest, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : L’image d’Avanquest a beaucoup évolué au cours de ces dernières années puisque, depuis votre arrivée il y a trois ans, vous avez travaillé sur le modèle économique de l’entreprise. Quels sont vos métiers aujourd’hui ?
Pierre Cesarini : Nous n’avons pas changé le modèle économique d’Avanquest mais nous avons changé la société. Historiquement, Avanquest était un distributeur de logiciels et la société éditait aussi ses logiciels en propre. Le modèle a évolué au fur et à mesure, et il y a toujours eu un modèle mixte entre la distribution et l’édition de logiciels. Jusqu’à il y a cinq ans, l’essentiel du chiffre d’affaires de la société provenait de la distribution physique de logiciels, donc nous n’étions pas sur un modèle Internet. La distribution physique de logiciels n’ayant pas un grand avenir, il fallait réinventer la société. Nous avons rationalisé ce cœur de métier historique et nous avons vendu une grande partie, si ce n’est la totalité, de la distribution physique pour nous concentrer sur la distribution par Internet et nous avons rationalisé la ligne de produits pour la simplifier et aussi nous focaliser sur des produits propriétaires.
Comment la société est-elle maintenant organisée ?
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