Retraite, héritage et succession : les trucs et les astuces à ne jamais oublier.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 2 septembre 2016 (numéro 856) : “Les résultats décryptés, suite”. Bonne lecture !!!
Avec l’augmentation de l’espérance de vie, le nombre des retraités est de plus en plus important, d’année en année, et leur situation ne va pas s’arranger, alors que, tendanciellement, cela fut le cas au cours des décennies précédentes. Aujourd’hui, même si personne ne l’affiche trop, le revenu médian (moyenne) des personnes à la retraite est légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population, ce qui veut dire que le revenu des actifs est inférieur à celui des gens qui ont cessé toute activité. Cela ne concerne pas seulement le revenu du travail, car dans le revenu des retraités, il y a, outre la retraite proprement dite, souvent des compléments tels que les revenus de l’épargne, les plus-values dégagées sur une gestion habile de ses investissements, souvent de l’argent mis de côté en vue justement du départ à la retraite… Au fur et à mesure des années, avec une accélération particulièrement forte au cours des quatre dernières années depuis l’élection de François Hollande, les retraités ont perdu progressivement tout un tas de privilèges liés à leur âge, et au fait que leurs revenus sont issus de la répartition.
Coup de masse fiscal sur les retraités.
Les allocations familiales ne sont pas imposables, mais les retraites si. Il y a tout un tas de prélèvements sociaux qui sont affectés, encore aujourd’hui à des taux moins élevés que pour les salaires, mais, dans le futur, il faut craindre qu’il y aura une augmentation, car les différents pouvoirs démagogiques n’osent pas s’attaquer à la vérité du problème. En effet, toute personne dotée d’un solide bon sens sait que, depuis l’abaissement de l’âge du départ à la retraite de 65 à 60 ans en 1982, l’espérance de vie a augmenté d’environ huit années, ce qui veut dire que le seul maintien de l’acquis social aurait eu pour conséquence, normalement, de repousser l’âge du départ à la retraite à 67 ou à 68 ans… ce qui est loin d’être le cas dans les réformes adoptées sous le gouvernement de François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarközy. Comme il y a actuellement plus de 3.600.000 personnes qui ne travaillent pas, du fait du chômage total, et environ 2.000.000 qui travaillent peu, à temps partiel, très partiel, et qui cherchent un travail à temps plein, les cotisations ne rentrent pas, et le régime par répartition est au bord de l’explosion. Les caisses de retraites complémentaires sont aujourd’hui dans une forte difficulté financière, la démagogie usuelle dans le système politique français peut laisser craindre qu’il puisse y avoir, dans les années futures, de nouvelles augmentations de cotisations. Elles s’appliqueront non pas aux salariés mais aux retraités. La suppression de la demi-part qui était utilisée pour le calcul de l’impôt sur les revenus des veuves ayant élevé trois enfants ou plus a eu pour conséquence, pour la plupart des personnes concernées, une augmentation très significative de la taxation des retraites, soit un demi ou un mois complet d’impôts en plus à payer. Des personnes non-imposables se sont retrouvées imposables, du coup, elles ont eu, de surcroît, à payer des taxes locales dont elles étaient exonérées dans leur situation précédente.
Vous payez peut-être trop de CSG.
Aujourd’hui, les retraités paient la contribution sociale généralisée (CSG) au taux maximum de 6,6 %. Il y a bien sûr une petite addition de 0,5 % qui est affectée au remboursement de la dette sociale (CRDS). Il s’agissait, à l’origine, d’une cotisation provisoire… qui est devenue définitive puisque l’on a cessé de creuser la dette sociale, les retraites d’aujourd’hui sont payées par les cotisants de demain… ce qui est totalement injuste ! Une contribution additionnelle a été également créée, la CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie), au taux de 0,3 %, cette contribution a également vocation à augmenter, puisque les personnes en difficulté d’autonomie vont se multiplier au fur et à mesure des prochaines années. La plupart du temps, les retraités touchent leur virement, et ne regardent jamais les détails. Pourtant, ils devraient. En effet, un certain nombre de retraités peuvent être exonérés de ces prélèvements, en tout ou en partie. Ne subissent aucun prélèvement (ni CSG, ni CRDS, ni CASA), les bénéficières de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse), ceux qui bénéficient de l’allocation supplémentaire d’invalidité, d’une allocation veuvage, de la retraite du combattant et des pensions militaires d’invalidité ou affectées aux victimes de guerre, et il n’y a pas de prélèvements non plus pour les majorations pour tierces personnes. Par ailleurs, les retraites dont le revenu fiscal de référence 2014 (votre avis d’imposition reçu en 2015) ne dépasse pas 10.676 euros pour une part (si vous êtes célibataire), 13.526 euros pour une part et demie (si vous êtes célibataire et invalide), ou 16.376 pour deux parts (couple marié ou pacsé.). Pour les retraités dont le revenu fiscal de référence est compris entre 10.677 euros et 13.955 euros pour une part, le taux de prélèvement de la CSG retombe à 3,8 %, le taux de CRDS reste à 0,5 % et la cotisation CASA est exonérée. Pour un couple, le revenu fiscal de référence doit être compris entre 16.377 et 21.407 euros afin de bénéficier de cette remise partielle de la CSG. En théorie, il n’y a pas de démarches particulières pour être exonéré ou pour bénéficier de la CSG à taux réduit, mais il faut se méfier.
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.