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Un rallye d’été en bonne voie
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Au cours de la semaine écoulée, les places européennes dont Paris ont continué, comme prévu, à emboîter le pas aux marchés Américains. Pour le moment, aussi bien le Cac 40 que le Dax de Francfort sont encore bien loin de leurs records historiques absolus. Ils sont respectivement à 6.944,70 points remontant à septembre 2000 et 12.390,75 points datant d’avril 2015. Le chemin restant à parcourir représente respectivement 37 % et 18 % de gains supplémentaires à réaliser pour y parvenir. Comme on peut le noter au passage, la Bourse de Paris accuse un retard de 19 % sur la place Allemande, soit grosso modo les pertes de compétitivité accumulées par les valeurs Françaises sur leurs homologiques d’outre-Rhin depuis l’adoption de la monnaie unique. Avec l’entrée actuelle des marchés Américains en « territoires vierges » où, par définition, les cours n’ont jamais été atteints auparavant, les conditions techniques deviennent idéales pour une longue poursuite de la hausse qui devrait durer plusieurs mois. Comme les places boursières sont connectées et dominées par Wall Street, cela devrait continuer à grandement bénéficier aux actions Françaises. Techniquement, l’indice Cac 40 se trouve actuellement à proximité immédiate de la ligne de résistance de son canal baissier principal, située en ce moment vers 4.430 points. Le grand signal haussier attendu se trouve par conséquent, juste au-dessus de ce niveau, en cas de débordement effectif en cours de clôture bien entendu. Les objectifs de hausse se trouvent successivement vers 4.600 points puis 5.000 points dans un premier temps.
Pour mémoire, l’ensemble de la baisse provoquée par le « Brexit » est à présent totalement effacée comme je l’indiquais bien avant cet événement. Celui-ci n’a donc pas d’influence majeure à moyen terme sur le comportement des marchés, à l’exception notable de la livre sterling. En revanche, les niveaux des taux d’intérêt à long terme jouent un rôle majeur dans la valorisation des places boursières ainsi que la politique monétaire des banques centrales. Les taux négatifs actuels sont le signe que les capitaux investis en emprunts d’État sont supérieurs aux fonds réellement empruntés par ces derniers et ce, nonobstant leurs dettes abyssales qui ne cessent en plus d’augmenter ! C’est difficile à comprendre mais il y a eu tellement de création monétaire par les banques centrales au cours de la dernière décennie. Pour le moment, une bonne partie des gérants restent encore extrêmement prudents et y conservent l’essentiel de leurs fonds gérés. Mais avec la hausse des actions qui se confirme jour après jour, pendant combien de temps peuvent-ils encore résister ? Peuvent-ils réellement rester à l’écart de ce mouvement haussier tout en expliquant à leurs clients qu’il n’y a plus de rendement à leur offrir en raison des taux obligataires négatifs ? Pour le moment, ils continuent de se regarder en chiens de faïence, mais quand les premiers vont se jeter à l’eau, les autres vont s’y ruer littéralement de peur qu’il n’y ait plus rien à gratter ! Alors, le rallye d’été est-il pour très bientôt ?
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