Un graphique boursier mettant en évidence les lignes de tendance, niveaux de support et résistance

L’immobilier Anglais fait peur aux banksters !

ANALYSE GRAPHIQUE

✍️ Par Mustapha GHAILANE

La nouvelle cassure à la baisse de « la ligne Miginot » de 4.230 points indique que les intervenants ont plus ou moins définitivement adhéré à l’idée que le « Brexit » serait néfaste pour le reste des pays de l’Union européenne dont bien évidemment la France qui se trouve en première ligne. Les banques souffrent particulièrement comme je l’ai toujours anticipé dans mes analyses car elles se trouvent sur les liens de jointure entre les monnaies, un peu comme les failles sismiques de l’écorce terrestre. De plus, elles n’ont pas été suffisamment recapitalisées au cours de ces dernières années où pourtant elles avaient engrangé d’énormes bénéfices.

Comme je l’ai toujours écrit, distribuer des dividendes généreux et des primes colossales aux dirigeants doit se payer un jour ou l’autre. Une banque doit avant tout constituer des réserves pour affronter les moments difficiles et cela n’a pas été fait. La grande spéculation institutionnelle (voir par ailleurs l’analyse technique sur la Société Générale) ne s’est pas fait priée pour s’engouffrer dans la brèche ouverte par le « Brexit » et même avant avec le grand déséquilibre créé par la structure plate des taux, comme je l’expliquais dans mon analyse de la semaine dernière. Avec l’entrée des taux longs (10 ans et plus) en territoires négatifs, les banques de crédit n’ont plus du tout de marge sur la vente des crédits aux entreprises et aux particuliers. Une banque vend du crédit à long terme et se couvre quotidiennement en empruntant au jour le jour sur le marché interbancaire pour se couvrir. Dans un marché normal, elle prête par exemple à 5 % et emprunte à 1 ou 2 % tout en ajustant quotidiennement en fonction du flux de liquidité entrant (échéances de remboursement des clients).

De même, les sociétés d’assurance-vie rencontrent des problèmes similaires car elles ne trouvent plus d’emprunts d’État à plus de 2 % alors qu’elles ont vendu de l’assurance-vie à plus de 2 % au cours des dernières années. Potentiellement, les banques et les assureurs-vie doivent perdre de l’argent actuellement sur ce segment de marché, d’où les inquiétudes des grands investisseurs. Le pire, les plus méfiants, ce sont les banksters eux-même, dont certains n’hésitent pas à « shorter » (vendre à découvert) leurs propres titres ! Par ailleurs, en Grande Bretagne, l’immobilier commence déjà à s’effondrer alors qu’il était au sommet d’une bulle spéculative juste avant le « Brexit ». Ce qui pèse lourdement sur le marché actuellement, ce sont les rumeurs de grandes difficultés que rencontrent certaines banques et fonds d’investissement Anglais fortement impliqués dans l’immobilier. Or, les banques sont fortement liées entre elles y compris avec celles des autres pays de l’union. Du point de vue technique, après avoir cassé le support de 4.230 points, l’indice Cac 40 se dirige vers le soutien suivant situé dan la zone des 3.950 à 4.000 points.

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