Immigration : la catastrophe. Que faire ?
LITTÉRATURE
Jean-Yves Le Gallou est un ancien député européen FN. Il est aujourd’hui à la tête de la fondation Polémia, un cercle de réflexion qui travaille dans le domaine de la « réinformation », mais il est aussi spécialisé dans les questions d’immigration. C’est pour cette raison que son dernier livre, « Immigration : la catastrophe », n’est pas vraiment une surprise. Il y dénonce quarante ans de déni organisé autour de ce sujet. Le titre de l’ouvrage est sans ambiguïté, puisqu’il n’y a pas de point d’interrogation après « la catastrophe ». L’auteur explique pourquoi : « Si j’avais mis un point d’interrogation, j’aurais indiqué qu’au fond, il pourrait y avoir débat. Pour ma part, c’est la thèse défendue dans le livre : il n’y a pas de question, l’immigration est bien une catastrophe par les conséquences qu’elle a dans les domaines les plus divers, et pas seulement dans le domaine de la sécurité, du niveau des salaires ou de l’emploi, mais aussi dans d’autres domaines, peut-être plus fondamentaux encore, comme la souveraineté ou les libertés. Je pense que les libertés sont constamment réduites en France et l’une des raisons de cette réduction des libertés, c’est l’immigration, parce qu’elle a amené le développement des lois dites antiracistes, des lois mémorielles. On a recréé le délit d’opinion, mais aussi la montée de la délinquance qui accompagne l’immigration, avec l’apparition du terrorisme qui est souvent d’origine musulmane en France. Tout cela amène des lois de plus en plus liberticides, on restreint les libertés sur Internet et on multiplie les interventions de la puissance publique et de la puissance policière. Dans un autre domaine, un certain nombre de femmes ont expliqué, souvent encadrées par des hommes, qu’elles portaient le voile islamique parce que c’était leur choix. En quelque sorte, c’était leur liberté individuelle. Mais, dans les quartiers où de plus en plus de femmes portent le voile islamique, les autres sont obligées de le porter et c’est aussi une réduction de la liberté de se vêtir pour les femmes dans certains quartiers ou dans certains moyens de transport ».
Pour autant, doit-on généraliser, pourquoi Jean-Yves Le Gallou affirme-t-il que l’immigration est une catastrophe, alors que beaucoup d’immigrés ne posent pas de problèmes ? L’intéressé admet que « tous les immigrés ne se comportent pas mal ». Toutefois, « si l’on regarde simplement le problème des prisons, on peut penser que les gens qui sont dans les prisons sont représentatifs du monde de la délinquance. Or, les deux tiers des gens qui sont dans les prisons sont étrangers ou d’origine étrangère. Cela veut dire, concrètement, que s’il n’y avait que des Français de souche en prison, il pourrait y avoir des cellules avec deux ou trois pièces ! C’est un fait concret. Bien sûr, il y a des africains ou des musulmans qui s’assimilent en France, mais ce sont des petites minorités. Les grandes masses ne se sont pas assimilées. Elles sont revenues vers les valeurs d’origine de leurs pays et nous assistons à l’importation de modes de vie, de coutumes et de pratiques qui viennent de civilisations qui nous sont étrangères et, s’agissant de l’islam, qui ont été en conflit avec notre propre civilisation ». L’immigration concerne à présent chacun d’entre nous et cela dans tous les domaines de notre vie quotidienne : « Aujourd’hui, il faut rééquilibrer les choses, nous ne sommes pas un pays fermé, mais un pays ouvert aux quatre vents. On le voit de manière extrêmement concrète à Calais où 10 000 clandestins, qui se renouvellent, font la loi. On voit de nombreuses portions du territoire qui échappent à la loi commune, que ce soit dans les camps de Roms ou dans les banlieues. Il y a de l’ordre de 10% de musulmans en France, mais 50% des bêtes de boucherie sont abattues de manière halal. Non seulement cette minorité importe ses propres modes culturels mais, de surcroît, elle les impose aux autres et ce n’est absolument pas supportable ».
Cet énarque rappelle qu’il y a quelque chose d’essentiel dans les rapports humains et dans les relations entre les civilisations, la réciprocité : « Nous ne sommes pas dans une situation de réciprocité, puisque les Européens battent en permanence leur coulpe, pendant que les non Européens leur demandent en permanence de se repentir pour leur passé historique, qu’il s’agisse de la colonisation ou de l’esclavage. Ce n’est pas du tout équitable. Il est tout de même assez étonnant que nous acceptions de financer des mosquées en France avec l’argent du contribuable et de les laisser aussi se financer avec l’argent de pays étrangers, alors qu’il est impossible de construire des églises dans de très nombreux pays musulmans. Dans les pays musulmans où il y a des églises, il y a de plus en plus de persécutions de chrétiens ». Il s’agit d’un ouvrage-choc, sans langue de bois, clairement engagé contre l’immigration. Certes avec des thèmes que l’on connaît, notamment le chômage ou la paupérisation des Français, mais aussi un effet plus surprenant : selon Jean-Yves Le Gallou, l’immigration entraînerait un préjudice d’ordre écologique. Comment est-il arrivé à établir ce lien entre écologie et immigration ? « C’est une réflexion qui m’est venue pendant que j’exerçais mon mandat à la région Île-de-France. Il y a une profonde dégradation des conditions de transport en Île-de-France, allongement des délais, allongement des temps de transport et dégradation constante de la régularité, une dégradation considérable des conditions de transport et d’environnement. On a laissé venir des millions de personnes supplémentaires et, dans le même temps, on a laissé cette immigration s’installer dans la petite couronne de Paris, en rejetant les actifs, qui sont amenés à étendre leurs temps de transport, vers la grande couronne. Dans le même temps, il y a eu la volonté pour beaucoup de familles de scolariser leurs enfants avec des enfants comme les leurs, principalement européens, ce qui a amené d’autres déplacements. Il y a eu une demande forte en termes de moyens de transports collectifs, mais les investissements n’ont pas été faits. Pour répondre à ce phénomène, il aurait fallu investir 30 milliards d’euros dans la modernisation des voies de chemin de fer, dans la construction de tramways, etc. On parle de réaliser ces investissements maintenant, mais il n’y a pratiquement pas le premier milliard pour effectuer ces travaux. Si je prends les choses d’une manière un peu plus globale, il y a tout de même un paradoxe : en faisant venir les immigrés, il y a deux objectifs de la part du patronat. D’abord, c’est d’avoir une main-d’œuvre à bas coût, le deuxième c’est d’avoir davantage de consommateurs. Quand on déplace un Africain du cœur de l’Afrique vers les pays du Nord, on augmente considérablement son empreinte écologique. Ce sont les mêmes qui nous disent qu’il faut ménager la planète et qu’il faut éviter de développer la consommation de gaz carbonique… C’est toute la Doxa ! Ceux qui nous disent cela sont aussi ceux qui provoquent l’immigration qui augmente l’empreinte écologique de l’homme ».
Mais, pour Jean-Yves Le Gallou, ce n’est pas tout : « Ce que l’on appelle le ferraillage, c’est-à-dire la récupération sauvage ou le vol de câbles, a des conséquences écologiques totalement désastreuses. Les Allemands ont découvert que les migrants n’avaient pas forcément la même conception qu’eux des rapports entre les hommes et les femmes, on a vu ce qui s’est passé à Cologne, mais ils vont aussi découvrir de manière très triviale que tous ces immigrants vont avoir beaucoup de mal à trier les déchets. Déjà, pour un Français qui va en Allemagne ou en Suisse, le tri des déchets est un truc épouvantable, alors j’imagine que pour le type qui arrive du bled, cela ne doit pas être facile non plus ! Ce sont des petites choses qui multiplient les complications et les difficultés ». L’ouvrage est un succès et il figure dans les 300 premiers titres du classement d’Amazon. Ce n’est pas étonnant car, tout au long de ces 400 pages, l’auteur livre beaucoup de révélations, chiffres à l’appui, avec de nombreux liens Internet pour étayer son argumentaire.
« Immigration : la catastrophe. Que faire ? » de Jean-Yves Le Gallou est publié aux Éditions Via Romana.
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