10 millions d’euros pour la première jeune pousse spécialisée dans les neurotechnologies en France

LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Hugo Mercier, PDG et cofondateur de Rythm :« Nous avons pu démontrer en laboratoire les effets bénéfiques de ces stimulations sur l’amélioration du sommeil profond. »

Rythm est la première jeune pousse spécialisée dans les neurotechnologies à annoncer une levée de fonds de cette importance : 10 millions d’euros, notamment auprès du docteur Laurent Alexandre et de Xavier Niel. Cette société développe des objets connectés qui s’appuient sur la compréhension du cerveau et leur but est d’améliorer le potentiel humain, en commençant par le sommeil. Rythm a pour objectif de devenir la plus grande entreprise de neurotechnologie au monde et elle vient de lancer son premier produit, Dreem, un bandeau conçu pour améliorer la qualité du sommeil. Ce bandeau bénéficie d’une technologie avancée de capteurs, réservée jusqu’ici aux laboratoires et instituts du sommeil, qui permet de suivre et d’analyser l’activité cérébrale en temps réel.

Des stimulations sonores sont transmises à certains moments précis des cycles de sommeil en vue d’accroître la qualité des différentes phases. Rythm a annoncé qu’elle va mener des tests cliniques en collaboration avec l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA) et une équipe de recherche académique (EA 7330, Hôtel-Dieu, Université Paris Descartes) afin d’évaluer le bandeau Dreem sur des personnes ayant des habitudes de sommeil anormales. Hugo Mercier, PDG et cofondateur de Rythm, évoque les technologies mises en place à l’occasion de l’annonce de cette levée de fonds.


L’Hebdo-Bourseplus : Vous êtes polytechnicien et non médecin : comment avez-vous été amené à travailler sur cette problématique des objets connectés et du sommeil ?

Hugo Mercier : Effectivement, je suis ingénieur. J’ai fait Polytechnique et Berkeley, et j’ai toujours été passionné par l’univers des neurosciences. C’est une science du vivant qui se prête particulièrement à l’intérêt d’un ingénieur, puisque l’on retrouve un mélange de chimie, de physique, de mathématiques et d’informatique. À la fin de l’année 2013, j’avais envie de participer à un projet de recherche en neurosciences et c’est à ce moment-là que j’ai fait la rencontre de plusieurs équipes de recherches, notamment sur le campus de la Salpêtrière, et nous avons rencontré une équipe qui démarrait un nouveau projet de recherche sur le sommeil. C’est basé sur un certain nombre de recherches qui ont été faites par plusieurs équipes dans le monde, entre 2005 et 2013, sur l’amélioration de la qualité du sommeil par stimulations synchronisées sur l’activité cérébrale. Nous étions à un stade de la recherche où l’on commençait à voir que l’on pouvait faire des choses. Au départ, c’était vraiment un projet scientifique de recherche dont l’objectif était de concevoir ce procédé de stimulation qui est aujourd’hui au cœur du produit que nous venons de lancer.


La communauté scientifique apparaît toujours assez hermétique et peu ouverte auprès de ceux qui ne sont pas du sérail… Quant à la communauté financière, elle soutient plus facilement des entreprises à caractère médical lorsqu’elles sont initiées par des médecins… Comment avez-vous pu obtenir cette crédibilité pour lever ces 10 millions d’euros ?

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.