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Après les attentats de Bruxelles, l’avocat et parlementaire fustige la lâcheté de la classe politique...
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Gilbert Collard, député du Gard : « On ne peut pas garantir que celles et ceux qui arrivent aiment la France. »
Le médiatique avocat Gilbert Collard, député du Gard et membre du Rassemblement Bleu Marine, mouvement proche du Front national, revient sur les attentats de Bruxelles et sur la question de l’immigration, avec la montée de l’islamisme radical.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous avez publié l’année dernière un livre intitulé « Dictionnaire de la langue de con ». Un titre qui reste d’actualité puisque, dans les problèmes que nous rencontrons en Europe, il y a pas mal de langue de bois et de volonté de ne pas nommer clairement les choses…
Gilbert Collard : La philosophe juive, Hannah Arendt, avait beaucoup réfléchi sur les totalitarismes et elle considérait que l’un des facteurs du totalitarisme est la soumission de la pensée politique à l’idéologie. Or, on est en plein dedans. On a une idéologie, dont les motivations m’échappent, qui ne veut pas voir la réalité du danger terroriste et surtout ses ramifications avec ses bases arrière. Une idéologie que la lâcheté, la naïveté ou l’inconstance de nos politiques ont laissée s’installer. On le voit à Molenbeek où le premier parlementaire musulman a lui-même dénoncé la responsabilité des édiles, notamment de l’ancien bourgmestre qui, pour se faire élire (sic) n’a pas hésité à favoriser le communautarisme musulman. On est grandement responsable par l’incapacité que nous avons eue à enfermer les hommes et les femmes qui venaient s’installer sur notre territoire dans le cadre national républicain, la République et la Nation. Le mot enfermer est un peu faux, on aurait pu au moins les y installer... S’ils avaient été éduqués et élevés dans ce cadre de la Nation et de la République, sans jamais avoir à négocier par quelque forme que ce soit, on les aurait amenés à l’adhésion vers une idée nationale et républicaine.
C’est finalement l’assimilation…
Pour moi, le facteur qui aura déstabilisé nos démocraties c’est l’incapacité, par lâcheté, renoncement et calcul électoral, à lutter contre le radicalisme musulman. Je le dis d’autant plus volontiers que j’ai dit aux députés socialistes, à la tribune de l’Assemblée nationale, qu’ils faisaient tout cela, non pas par humanisme, mais par calcul électoral. Je fais la différence entre les radicaux et ceux qui ne le sont pas, tout en précisant que le radicalisme cherche à attirer à lui ceux qui ne le sont pas. Si nous avions été suffisamment forts dans nos valeurs, qui sont des valeurs républicaines, on aurait évité cette contagion par la propagande. Car il y a à l’heure actuelle une guerre de propagande entre nos valeurs républicaines et les idéologies radicales et extrémistes musulmanes.
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