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Pourquoi les courtiers en crédit sont devenus indispensables pour les acheteurs
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Joël Boumendil, fondateur et PDG du groupe ACE Crédit : « Les indépendants sont de moins en moins nombreux parce que, depuis 2013, les banques souhaitent signer des conventions avec les gros réseaux. »
La période est dynamique et propice à un achat immobilier ou à la renégociation d’un crédit. Les acquéreurs l’ont compris et ils profitent de cette conjoncture favorable. Selon le dernier baromètre du groupe ACE Crédit, «la baisse des taux se généralise. Les banques, qui se sont fixé les mêmes objectifs que l’an dernier, souhaitent séduire un éventail de clients plus large. Elles ont ainsi une nouvelle fois revu leurs taux à la baisse et assoupli notablement leurs critères d’octroi des crédits pour toutes les durées d’emprunts, quel que soit le profil de l’emprunteur». Par ailleurs, le groupe indique : «Nous assistons toujours à une progression de la part des primo-accédants qui profitent de cette souplesse des banques pour accéder à la propriété plus facilement. Ils représentent désormais 12,5% des dossiers traités chez ACE Crédit, contre 8,5% en décembre 2015. Même engouement du côté des particuliers déjà propriétaires». Créé en 1995, ACE Crédit est l’un des premiers acteurs historiques du marché du courtage en prêt immobilier. Joël Boumendil, fondateur et PDG du groupe ACE Crédit, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous venez d’annoncer l’acquisition des cinq agences franciliennes franchisées du réseau ACE Crédit et le développement de nouvelles agences en France. Où en êtes-vous dans votre développement ?
Joël Boumendil : ACE Crédit a vingt ans depuis l’année dernière, puisque nous avons créé ACE en 1995. Nous sommes courtiers en crédit immobilier et nous avons 64 agences en France, 12 sur Paris et en région parisienne - ce sont des succursales, avec des conseillers qui sont des salariés d’ACE Crédit - mais nous avons aussi 52 agences en province qui sont des franchisées. Notre objectif est d’ouvrir une nouvelle agence franchisée chaque mois, dont 60 nouvelles agences sur cinq ans, pour avoir un réseau de 120 à 130 agences. Aujourd’hui, nous représentons à peu près 13 500 dossiers par an, pour un montant de plus de 3 milliards de crédits. Le chiffre d’affaires d’ACE Crédit sous nos enseignes est de 25 millions d’euros. En 2015, nous avons fait rentrer un fonds d’investissement, Edmond de Rothschild Investment Partners, qui permet d’accélérer notre croissance et d’asseoir financièrement la structure.
Beaucoup de marques de courtiers en crédit se développent en ce moment sur le plan national. Comment la différence va-t-elle s’opérer pour le consommateur ?
Il y a un point très important, c’est qu’aujourd’hui de plus en plus de particuliers connaissent notre métier de courtier en crédit immobilier, ce qui n’était pas le cas il y a dix ans. Auparavant, les courtiers avaient une mauvaise réputation, on faisait appel à eux quand le dossier n’était pas très bon et la connotation des courtiers en crédits était assez négative. Aujourd’hui, tout cela a énormément évolué et on s’est rendu compte qu’il y avait une vraie attente de la part des clients, parce que leur rapport vis-à-vis des banques n’a jamais été très facile et ne l’est toujours pas. D’abord, les clients ont besoin de comparer et la communication s’est toujours faite autour de l’idée de payer moins cher son crédit immobilier. La première approche, c’est donc de comparer mais, pour un particulier, consulter sa banque et faire marcher la concurrence en allant consulter plusieurs banques, c’est très difficile, voire impossible. Déjà, on a beaucoup de difficultés pour avoir un entretien avec son banquier, les clients nous le disent, et aller rencontrer des banques concurrentes reste toujours très compliqué. Les gens ont vite compris qu’il est beaucoup plus simple et facile d’aller voir un courtier qui s’occupera de tout. Le courtier apporte une vraie valeur ajoutée dans la mesure où il apporte un vrai service : au même titre qu’un avocat, il prend le dossier pour aller le défendre auprès des différentes banques, parce que c’est son métier.