Un graphique boursier mettant en évidence les lignes de tendance, niveaux de support et résistance

Test du support de 4.600 points

ANALYSE GRAPHIQUE

✍️ Par Mustapha GHAILANE

Dans l’analyse de la semaine dernière, j’anticipais une nouvelle chute de l’Eurodollar. Non seulement, elle ne s’est pas avérée, mais c’est exactement le contraire qui s’est produit ! En réalité, il y avait tellement de vendeurs qui avaient cherché à tirer profit de l’augmentation imminente claironnée par Mario Draghi sur les montants mensuels des rachats d’actifs de la dette souveraine (Planche à billet) que sa non confirmation dans les faits poussa tout ce beau monde à se racheter dare-dare en y laissant pas mal de plûmes au passage. Tout ceci est toutefois purement technique, car à long terme la monnaie européenne garde un biais baissier pour les mêmes raisons évoquées. L’évolution des parités monétaires devrait se poursuivre en évoluant dans le sens d’un rééquilibrage des balances de paiement entre les grandes zones économiques de la planète. En revanche, à l’intérieur de la zone euro, les échanges commerciaux et les balances de paiements continuent à creuser les déséquilibres sans que cela ne puisse jamais être corrigé par des variations monétaires puisque tout le Monde y échange en euro !

Même les politiques monétaires extrêmement agressives de la BCE n’y peuvent rien, seuls les échanges vers l’extérieur de la zone sont affectés. Ainsi, la composante de croissance issue des échanges intra-zone euro n’est quasiment pas impactée, malgré les centaines de milliards d’euros mobilisés. Pour revenir sur le court terme, les indices européens ont décroché dès l’annonce du status-quo de la BCE sur les volumes mensuels de son « Quantative Easing » (« QE ») et ce en dépit de la nouvelle baisse de ses taux directeurs qui sont passés de -0,20 % à -0,30 % en ce qui concerne les dépôts « rémunérés » auprès de la BCE. En réalité, les banques commerciales paient la BCE pour qu’elle garde leurs liquidités au chaud « au jour le jour » puisque ces taux sont négatifs. C’est à la fois grotesque et irréel. Sur le long terme, si cette situation perdurait, les banques perdraient de l’argent de manière récurrente si elles ne le prêtaient pas.

C’est d’ailleurs le but de la manœuvre : Taxer indirectement l’argent qui dort pour pousser les banques à placer l’argent dans le circuit économique ! Cela ne pousse pas pour autant ni les investisseurs ni les entreprises à emprunter davantage car la confiance n’y est pas. Sur le plan technique, après avoir échoué sur la ligne de résistance baissière majeure passant actuellement juste en dessous des 5.000 points, l’indice Cac 40 est repassé brutalement à la baisse sous le poids des dégagements consécutivement à la déception du status-quo de la BCE. Dans la foulée, les supports secondaires de 4.900 et 4.800 points n’ont pas résisté longtemps. Actuellement, les cours se rapprochent des 4.600 points où se trouve une zone de soutien historiquement très importante. En cas de cassure, le mouvement de baisse devrait accélérer en direction des 4.400 points où passe actuellement la ligne de support du canal de tendance haussier majeur à long terme. A la hausse, les résistances les plus significatives se trouvent à 4.800 puis à 5.000 points.

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