Une entreprise en pointe dans la gestion connectée du personnel détaché : des avancées technologiques impressionnantes

LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Patrick Tavaris, cofondateur de MoveWork : « L’avenir est à ceux qui sauront partager l’information et la rendre standard. »

MoveWork est une pépite de la nouvelle économie française, puisque cette entreprise est en pointe dans la recherche dans le domaine de la gestion connectée des salariés détachés. On résume souvent cela en évoquant les boîtiers GPS installés dans les camions de livraison, mais cela va beaucoup plus loin… Basée à Montpellier, MoveWork a créé il y a 4 ans la première plate-forme de suivi d’activités et de collecte des données en temps réel pour le secteur du multiservices. Aujourd’hui, Movework fournit des outils d’analyse qui aident les employeurs à superviser l’activité de leurs salariés détachés. Avec un terminal mobile, le salarié est chargé d’indiquer son heure d’arrivée et de départ, de qualifier ces interventions et de remonter d’éventuelles anomalies. Le service comprend aussi la fourniture d’outils d’analyse et de diagnostic avec même, dans quelques années, des outils prédictifs qui aideront les entreprises à anticiper les risques. L’entreprise, qui revendique la place de leader en Europe, prévoit de gagner de nouvelles parts de marché et sa solution est traduite en cinq langues. Patrick Tavaris, cofondateur de MoveWork, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.


L’Hebdo-Bourseplus : Vous offrez des solutions pour tout ce qui concerne la gestion connectée des activités. Le chef d’entreprise a donc accès à des données sur le matériel, son utilisation, son déplacement… Est-ce un résumé de vos activités ?

Patrick Tavaris : Oui. L’activité initiale tourne autour de cette notion de gestion d’activités et c’est quelque chose de nouveau. Cela concerne un grand nombre d’entreprises, puisque l’on estime que 15 000 entreprises en France sont concernées par les solutions que nous proposons. Ces 15 000 entreprises emploient à peu près 3,5 millions de salariés. Nos clients ont un vrai besoin de s’engager sur la qualité de service qu’ils délivrent et aussi sur différents aspects, comme les ressources humaines, afin d’avoir une vraie vision du terrain, peu importent la distance ou la période dans laquelle l’activité va se dérouler.


Il y a quelques années, certains craignaient le « flicage » des stravailleurs. Il a fallu quelque temps pour favoriser l’acceptabilité de ce type de solution auprès des salariés…

Oui, nous sommes entourés par les réseaux sociaux et les objets connectés dans notre quotidien. Cette notion de « flicage » est omniprésente et il y a une adaptabilité à cela, donc c’est un peu moins choquant. Cette notion de « flicage » existe toujours dans les cas un peu plus complexes dans les entreprises, parce que l’on parle évidemment de gestion du temps, donc de salaires, d’heures supplémentaires ou d’heures non payées… Tout cela soulève pas mal de problématiques. Depuis cinq ans, j’observe un transfert vers une notion éthique et cela vient aussi consolider la notion de sécurité du travailleur. Bien souvent, dans beaucoup de corps de métiers, les salariés sont seuls, de nuit ou de jour, et l’entreprise va avoir une certaine sérénité quant à la présence ou non de son salarié. Lorsqu’il nous arrive d’échanger avec des salariés, parce que nous avons quand même pas mal de contacts avec l’utilisateur final, dans bien des cas le salarié se sent rassuré à l’idée de savoir que son employeur sache qu’il est bien arrivé et qu’il est bien parti. Donc, il y a un vrai changement de mentalité au sein des entreprises, puisqu’elles s’équipent avec des outils de plus en plus performants qui leur permettent de prendre des décisions plus rapidement. On est quand même dans un univers où tout va tellement plus vite, que savoir ce qui ne va pas est quand même devenu assez nécessaire.

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