C’est l’identité française qu’on assassine !
LITTÉRATURE
On a souvent tendance à penser que les jeunes des banlieues sont délaissés par l’Éducation nationale, avec un enseignement peu performant, contrairement à celui qui est dispensé par les autres lycées… C’est faux et c’est ce que démontre Claude Meunier-Berthelot dans son dernier livre. Spécialisée dans les questions d’éducation, elle tient sur ce sujet un blog qui est extrêmement lu et elle vient de publier un livre explosif intitulé « C’est l’identité française qu’on assassine ! ». L’auteur explique que depuis plus de dix ans de politique d’éducation dite «prioritaire» entreprise en faveur des ZEP et des quartiers de la politique de la ville – c’est-à-dire en faveur des enfants des banlieues – une remarquable continuité s’observe, sous des vocables différents ou que l’on fait resservir, mais dans un objectif qui lui est diamétralement opposé : créer une «École d’excellence», dont ne bénéficiera pas le vulgum pecus, en l’occurrence l’élève moyen «français de souche». Ainsi, on est carrément en train de sacrifier les élèves issus des familles traditionnelles : «Nos enfants n’ont pas un enseignement de base parce que cet enseignement, qui devrait être de base, est grippé par la pérennisation des méthodes globales de lecture qui altèrent profondément et durablement les capacités intellectuelles de nos enfants. Or, dans le cadre de l’éducation dite prioritaire, c’est-à-dire en faveur des enfants des banlieues, l’enseignement de la langue est un enseignement structuré, c’est-à-dire un enseignement alphabétique, avec un usage de l’alphabet, des syllabes, des mots et de la grammaire. Cela permet d’avoir une connaissance précise de la langue et un usage tout-à-fait performant. Cela n’est pas le cas pour nos enfants.»
Claude Meunier-Berthelot dénonce avec vigueur les effets délétères de cet enseignement à deux vitesses : «Nos enfants ne reçoivent pas le minimum et les enfants des banlieues reçoivent un enseignement d’excellence. Chacun peut aller voir sur Internet le référentiel de l’éducation prioritaire et le comparer avec le texte de Refondation de l’école pour nos enfants pour constater qu’il y a une différence essentielle qui existe entre ces deux textes». Certes, il est normal de délivrer un enseignement de qualité aux enfants des banlieues, mais pas de délaisser l’enseignement dans les provinces de France : «Ce qui est discutable, ce n’est pas que l’on apporte un enseignement d’excellence aux enfants des banlieues, c’est que l’on apporte pas cet enseignement à nos enfants. On sait très bien ce que l’on fait, nos pédagogistes savent très bien qu’ils détruisent l’intelligence de nos enfants et, derrière cela, on veut détruire l’identité française». Un projet clairement illustré par le titre de l’ouvrage, « C’est l’identité française qu’on assassine !», qui pourrait choquer, mais que Claude Meunier-Berthelot assume : «J’ai voulu ce titre en réaction au livre de Monsieur Zemmour qui parle de suicide français. Mais nous ne nous suicidons pas, on nous assassine ! Ce sont nos gouvernants qui assassinent notre identité. La plupart des gens ne connaissent pas cette politique d’éducation prioritaire en faveur des enfants des banlieues».
Elle évoque une révolution destructrice et antichrétienne : «On veut détruire l’identité française et cette politique concerne tous les niveaux d’enseignement, de l’école à l’université». Non pas une discrimination positive sociale, mais de nature ethnique car s’il s’agissait d’une discrimination positive sociale, le gouvernement instaurerait ce type de programme en milieu rural, où l’on sait que les jeunes rencontrent des difficultés : «Les zones d’éducation prioritaire comprennent aussi des zones rurales, parce que l’objectif était d’aider les gens qui n’avaient pas de culture de base, mais aujourd’hui les zones d’éducation prioritaire ont été transformées en réseaux d’éducation prioritaire et ces réseaux visent essentiellement les populations d’origine étrangère.» L’objectif est, selon l’auteur, de former une élite étrangère pour remplacer les cadres de la nation française : «On met le paquet. Ce sont des sommes absolument faramineuses qui sont dépensées, y compris pour la préparation aux grandes écoles, vous avez un accompagnement qui va très loin. On est loin des universités dépotoirs dans lesquelles sont déversés les étudiants qui n’ont pas particulièrement le niveau… Compte tenu des données que j’ai pu obtenir, nous avons une dépense de 20 000 euros par an par bénéficiaire, hors charges de personnel, hors apport des collectivités territoriales et hors apport des entreprises, puisque cette politique se fait en partenariat avec les entreprises».
Claude Meunier-Berthelot prend un exemple précis : «Un jour, un monsieur m’a raconté que sa fille avait été reçue au concours d’entrée de Sciences-Po. Elle était sur la liste des admis, mais comme il a fallu réserver un quota pour les élèves de l’éducation prioritaire, elle n’a pas pu entrer à Sciences-Po. Donc, il y a une politique de préférence étrangère par rapport à nos enfants !» En résumé, c’est une France à deux vitesses qui est en train de se mettre en place : «Les choses vont très vite et cette politique a eu une accélération avec Nicolas Sarkozy. Contrairement à ce que l’on croit, ce ne sont pas les socialistes qui ont mis l’accélérateur, mais Nicolas Sarkozy…» La conclusion de Claude Meunier-Berthelot est sans appel : «Le système français vise à former une élite étrangère à notre culture pour remplacer les cadres de la nation française dans tous les domaines».
L’auteur appelle donc les Français à une réaction massive contre cette offensive mortifère.
« C’est l’identité française qu’on assassine ! » de Claude Meunier-Berthelot est publié aux Éditions des Trianons.
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