666 ou l’Apocalypse financière.

LITTÉRATURE

✍️ Par Yannick URRIEN

Pierre Jovanovic est en train de battre des records de vente avec son dernier livre «666», publié en octobre dernier. Une nouvelle fois, ses écrits dérangent et c’est la raison pour laquelle les médias institutionnels ne parlent pas de cet ouvrage. Pourtant, Pierre Jovanovic avait annoncé dans son précédent livre « 777» , un an avant la démission de Benoît XVI, que quelque chose de terrible aurait lieu au Vatican avant la fin du pontificat de Joseph Ratzinger : «J’écrivais que quelque chose de terrible allait se passer au Vatican avec Benoît XVI. C’était un an avant sa démission... Le futur a finalement donné raison à ma grille d’interprétation de l’Apocalypse de Jean. C’est une approche très simple. Je pars du principe que les anges existent, je suis marqué par mon livre sur les anges gardiens, et j’ai pris le parti d’analyser l’Apocalypse de Jean, non pas du point de vue théologique, mais en partant du principe qu’il cherchait à nous dire quelque chose avec le langage de son époque et du point de vue des anges. Je n’ai pas tout décrypté, mais j’avais clairement vu l’explosion de Wall Street». Pierre Jovanovic est l’auteur de nombreux succès comme «Enquête sur l’existence des anges gardiens», «Le mensonge universel», «Blythe Masters», «Notre-Dame de l’Apocalypse» ou «777, la chute du Vatican et de Wall Street selon Saint-Jean». Dans son dernier livre, Pierre Jovanovic décrypte les propos de l’apôtre Jean qui indique que «666 est le nombre d’un homme». Il évoque les raisons qui ont poussé Jean à insister sur ce nombre en s’appuyant sur le seul système financier décrit dans un texte sacré de son époque et concernant le roi Salomon, à qui il restait chaque fin d’année un excédent de 666 talents d’or... Il explique pourquoi il a associé 666 à l’esclavage, pourquoi il a dépeint une Bête à 7 têtes servant le Diable et, surtout, pourquoi ce dernier «s’est installé sur une plage» pour lancer un système mondialisé sans lequel plus personne «ne peut ni vendre, ni acheter», donc sans disposer d’une «banque» : «Jean explique qu’il voit une Bête à 7 têtes que le Diable fait sortir de l’Océan et qui va mettre le monde entier en esclavage. Jean explique que tout le monde sera marqué du chiffre de la Bête. Jean ne dit pas que 666 est le nombre du Diable, mais le nombre d’un homme ! Jean pointait son doigt sur le seul passage de l’Ancien Testament qui décrit un système financier dans sa globalité, avec son système de taxation».

Ainsi, «Jean essaie d’expliquer quelque chose qu’il ne comprend pas. À son époque, il n’y avait que des pièces d’or, d’argent ou de bronze. À partir de 1975, les Français ont été contraints par la loi d’ouvrir un compte bancaire et, à partir de ce moment-là, nous sommes tous marqués. Aujourd’hui, vous ne pouvez pas acheter ou vendre si vous n’avez pas un compte bancaire ! Vous ne pouvez même plus payer vos impôts avec des espèces... C’est cette période qu’il décrit très précisément, en expliquant que le monde entier sera mis en esclavage par le système bancaire». L’auteur ajoute que «le chiffre 666 désigne très précisément les États-Unis et la Réserve fédérale qui émet depuis 1971 de la monnaie de singe. C’est pour cette raison que Jean nous demande de compter l’or. Il y a eu les accords de Bretton Woods à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Brièvement, si la France avait un excédent d’un milliard de dollars, les États-Unis étaient obligés de reprendre tous leurs billets et de nous donner des lingots d’or en échange. C’est ce qu’a fait systématiquement Charles de Gaulle lorsqu’il était au pouvoir. Il a remplacé par des lingots d’or tous les excédents en dollars que nous avions. À partir de 1968, sans en avertir les pays signataires, les Américains ont démonétisé en n’obligeant plus la Réserve fédérale à avoir des stocks d’or pour garantir tous les dollars en circulation. À partir de ce moment-là, il était évident qu’ils allaient rompre les accords de Bretton Woods. C’était un défaut de paiement des États-Unis. Le 15 août 1971, il y a eu un défaut de paiement massif des États-Unis en lingots d’or. Ce jour-là, les Trente Glorieuses se sont arrêtées, le monde entier est passé en monnaie de singe et, aujourd’hui, la France a 2000 milliards de dettes et les États-Unis ont 17 000 milliards de dettes… Ce ne sont pas des sommes remboursables puisque cela ne repose plus sur quelque chose de solide, en l’occurrence l’or et l’argent. J’explique que Jean, quand il parle de l’Apocalypse, évoque une apocalypse monétaire. Tous les distributeurs vont s’arrêter à un moment donné, parce que les Américains ne pourront pas rembourser leurs dettes. Rappelez-vous, les Américains ont été obligés de voter une loi tous les six mois pour s’autoriser à creuser leur tombe encore plus profondément, c’est-à-dire repousser la limite de la dette. Nous sommes arrivés dans une sorte d’impasse, à un point de non-retour. L’économie ne pourra plus décoller et l’on observe depuis 2008 une dégradation progressive. Regardez, je vais faire une analogie avec l’effondrement des tours du commerce mondial, où l’on a vu les étages s’écraser les uns sur les autres. Chaque année, avec les millions de licenciements qu’il y a dans le monde, ce sont des bouts d’économie qui tombent les uns après les autres. Je vous confirme que nous allons vers une nouvelle Révolution française… Lors de la première Révolution française, c’était la première fois qu’un pays au monde arrivait avec une monnaie de singe. Les révolutionnaires ont fait tourner la planche à billets et il y a eu immédiatement des licenciements massifs. Le pays était devenu ingouvernable, les paysans ne pouvaient plus accepter les assignats et ils exigeaient des pièces d’or ou d’argent, alors que le gouvernement interdisait leur utilisation. Finalement, Napoléon a pris le pouvoir. Chaque fois qu’il y a eu de la monnaie de singe, cela a amené des dictateurs... C’est la même chose en Allemagne. C’est la planche à billets, et aussi la faillite de la banque Rothschild, qui a amené Hitler au pouvoir».

Il y a un autre phénomène : la limitation progressive des possibilités de retrait de son argent et l’impossibilité de vivre avec des espèces : «Aujourd’hui, la directive de Monsieur Sapin limite tout paiement en liquide à 1000 euros, contre 3000 euros jusqu’à présent. En Allemagne, je précise qu’il n’y a aucune limite. Cela montre bien la faillite du système bancaire français, parce que l’on va empêcher les Français de retirer leur argent en cas de déroute. En cas de sortie de l’euro de la Grèce, ou de faillite bancaire, les gens vont se précipiter à leur banque qui va limiter les retraits. Il y a aussi une volonté de contrôler la population. À partir du moment où vous empêchez les gens de retirer leur propre argent, techniquement, l’argent devient la propriété de la banque, donc on limite la faillite. Maintenant, il faut prévenir cinq jours à l’avance quand on veut faire un retrait ! Toute cette monnaie de singe qui est déversée depuis des années, cela conduit à un taux d’intérêt zéro. Résultat, on arrive au stade où les gens vont être obligés de payer leur banque pour qu’elle garde leur argent... C’est le résultat de la planche à billets et des taux d’intérêt zéro !»

L’auteur dénonce un plan impitoyable de mise en esclavage des peuples au service d’une seule entité : la Finance américaine. Que l’on adhère ou non aux thèses de Pierre Jovanovic, on ne peut s’empêcher d’être troublé par certains aspects...

« 666 » de Pierre Jovanovic est publié aux éditions Le Jardin des Livres.

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