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Renouvellement des systèmes : une belle période de croissance est annoncée jusqu’en 2021
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Philippe Bouaziz, président de Prodware : « Les grandes entreprises anticipent cette période, que nous voyons pour 2016-2021, de renouvellement des ERP ou des CRM. »
Prodware a réalisé un chiffre d’affaires de 174,4 millions d’euros au titre de l’exercice 2014, en recul de 1,1%, dont 49,4 millions sur les trois derniers mois, soit une baisse de 3,9% par rapport au quatrième trimestre précédent. Prodware a invoqué des reports de commandes sur 2015 ainsi qu’un repli des revenus au Benelux et en Allemagne, où Prodware a choisi de se recentrer sur ses marchés rentables. Malgré un mix produit plus favorable aux marges (Saas et Edition en propre, commissions Microsoft), les efforts de restructuration soutenus ces derniers mois en Allemagne et au Benelux ont donc pesé sur la rentabilité au second semestre 2014.
Cependant, la tendance s’est améliorée depuis le début de l’année puisque, pour le 1er trimestre 2015, Prodware a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 42,2 millions d’euros, stable par rapport à la même période de l’an dernier. À périmètre comparable, l’activité progresse de 4,7%, portée par le développement des ventes sur les segments porteurs où Prodware a choisi de se positionner. Ainsi, sur la période, Prodware a remporté des contrats significatifs auprès de groupes internationaux. Les ventes réalisées à l’international représentent 49,1% du chiffre d’affaires du groupe, en légère progression par rapport au 1er trimestre de l’exercice précédent. Prodware a également annoncé la signature d’un contrat initial de 3 millions d’euros avec Findus en Europe.
L’accord porte sur le déploiement du futur ERP de l’entreprise de produits alimentaires surgelés et l’infogérance de son système d’information. L’actualité est donc riche pour le groupe informatique, qui s’attend à de fortes commandes pour les prochaines années. Philippe Bouaziz, président de Prodware, nous explique pourquoi.
L’Hebdo-Bourseplus : Les chiffres de 2014 n’ont pas été bons pour Prodware, mais la situation s’inverse depuis le début de cette année 2015. Que s’est-il passé ?
Philippe Bouaziz : D’abord, il ne s’agit pas d’un acte involontaire de gestion qui fait que nous nous sommes retrouvés dans une situation où le chiffre d’affaires a décru pour des raisons qui nous échappaient. Il s’agissait de restructurer de grosses entités que nous avons rachetées et qui étaient en difficultés - à savoir celles en Hollande et en Allemagne - en les repositionnant, en remettant leurs modèles sur celui du groupe, c’est-à-dire des segments sur lesquels nous avons une forte valeur ajoutée et des offres produits. Par conséquent, il a fallu restructurer ces filiales et les orienter vers un business que nous maîtrisons et qui est rentable. Les choses se sont très bien passées en Espagne et en Angleterre, mais en Allemagne cela a demandé davantage de temps. C’était une question de management et, avec les équipes que nous avons mises en place, ainsi qu’avec les efforts de restructuration qui ont été faits, je pense que nous avons réglé la situation durablement et nous sommes maintenant capables d’obtenir la croissance organique que nous souhaitons sur les métiers que nous avons sélectionnés. Normalement, nous devrions renouer cette année avec une bonne croissance, sur les segments que l’on souhaite, c’est ce qui est important. La croissance est faite sur les bons segments. C’est tout l’enjeu du repositionnement des filiales que nous avons acquises au cours de ces trois dernières années. La bonne nouvelle, aussi, c’est que la France s’est bien comportée, quand vous observez la résistance du chiffre en France, la croissance est forte. 2015 sera donc une année correcte, nous devrions remonter en rentabilité nette et le premier semestre est plutôt de bonne facture.