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Norbert Dentressangle : l’as de la logistique.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. La semaine prochaine (numéro 791) : “Equipementiers, l’eldorado?”. Bonne lecture !!!
Lorsque la société de transport industriel Norbert Dentressangle, alors une « grosse PME » s’est introduite en Bourse, en 1994, les doutes, les ricanements, ont été de mise. Naguère, Calberson puis Geodis avaient échoué à séduire les financiers. Aujourd’hui, la capitalisation boursière de Norbert Dentressangle, avec 1,52 milliard d’euros, est un puissant démenti à cette ironie d’origine, c’est une revanche de l’entreprise familiale, détenue à plus des deux tiers par Dentressangle Initiatives ou le fondateur par lui-même.
Bien sûr, certains diront que le flottant, réduit à tout juste 25 % du capital, peut participer à une forte valorisation de l’entreprise. Ceci est vrai, mais il n’y aurait pas de forte valorisation s’il n’y avait pas eu une explosion du résultat opérationnel, au fur et à mesure des années, prouvant que l’entreprise, transporteur àl’origine, avait réussi sa mutation dans la logistique, dans la gestion des stocks.
De plus, Norbert Dentressangle, outre une belle rentabilité, affiche également un bilan sain, et des marges à nouveau plutôt haussières. En 2009, le groupe faisait 2,72 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec 76,7 millions de bénéfices opérationnels. En 2010, même si le chiffre d’affaires n’avait que peu monté à 2,84 milliards, le résultat opérationnel a été poussé à 102,5 millions, l’accélération du chiffre d’affaires, par voie d’acquisitions, en 2011, a entraîné un pincement des marges, mais le résultat opérationnel est monté à 104,56 millions pour 3,58 milliards de chiffre d’affaires.
Depuis, il n’y a pas eu de grosses acquisitions avant 2014 et, de fait, la croissance est essentiellement interne, avec 3,88 milliards de chiffre d’affaires et 130 millions de résultat opérationnel en 2012 puis 4,03 milliards en 2013 avec 135 millions. En 2014, le rachat de son concurrent Jacobson a permis une croissance de 15,8 % du chiffre d’affaires, qui se rapproche de 5 milliards d’euros (4,7 milliards).
Belle série de croissance organique.