Rencontre avec un talent de la jeune garde des députés UMP

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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Laurent Marcangeli, député UMP de la Corse-du-Sud : « C’est une faute lourde, lorsque l’on est un homme politique, de ne pas parler d’économie. »

Au terme d’une bataille politico-juridique qui aura duré dix mois, Laurent Marcangeli, député UMP de Corse-du-Sud, a retrouvé son siège de maire d’Ajaccio dimanche soir, avec 59,3% des voix, face à l’ancien maire divers gauche Simon Renucci. Agé de 34 ans,  Laurent Marcangeli fait partie de la nouvelle génération des députés UMP. Au niveau national, il entend concentrer son combat sur les questions économiques, notamment l’emploi. Il répond à nos questions.


L’Hebdo-Bourseplus : Vous venez de remporter l’élection municipale partielle d’Ajaccio, avec 59,26 % des voix, après plusieurs mois très chaotiques…


Laurent Marcangeli : Effectivement, ce sont des mois qui ont été très difficiles pour la ville d’Ajaccio et ses habitants. Mais depuis dimanche, le soupçon a fait place à la clarté. Il y a eu une réaction à des projets, ceux que nous portons depuis l’année dernière, et c’est une belle preuve de confiance que nous avons reçue des habitants d’Ajaccio. J’espère que la page à laquelle vous faites référence est tournée et que nous allons pouvoir travailler dans de bonnes conditions, maintenant que nous avons un mandat clair et net du peuple.


À 34 ans, vous n’êtes pas influencé par les tensions gauche-droite issues des blocs est-ouest, ni par le politiquement correct issu de mai 68 et des années Mitterrand. Cela vous amène-t-il à aborder la politique avec plus de liberté ?

Il y a un fait générationnel. On ne peut pas imaginer que celles et ceux qui sont nés dans les années 80, dont je fais partie, puissent avoir les mêmes regards, les mêmes habitudes et les mêmes réflexes que ceux qui ont connu la période à laquelle vous faites référence. Évidemment, nous avons des fondamentaux, des engagements politiques qui sont constants, ce sont les mêmes engagements depuis toujours. Mais j’ai une conception du débat public qui est sans doute moins crispée. Je déplore qu’il y ait souvent en France de grandes difficultés à pouvoir débattre de certains sujets de société ou d’économie. On a du mal à se parler dans notre pays, y compris quand on exerce des responsabilités comme celles que j’exerce. Il y a un délitement du débat qui devient parfois un peu trop outrancier. C’est quelque chose que je déplore, notamment depuis mon arrivée à l’Assemblée nationale, où je me suis aperçu qu’il était très difficile d’avoir un débat sans qu’il y ait des débordements… Cela fait malheureusement partie du lot quotidien du débat public en France et ceci sur la plupart des sujets. C’est assez regrettable.

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