Les ruptures potentielles et nos choix de 2015.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. La semaine prochaine (numéro 776) : “La publicité, un métier qui change”. Bonne lecture !!!
Au moment où je rédige cet article, je n’ai pas connaissance, et pour cause, de ce qui est un exercice obligé, celui des « vœux présidentiels ». Je vous le promets, je ne les regarderai pas ! Pourquoi donc ? A quoi sert d’écouter une personne à qui, par un scrutin démocratique certes, on a confié le destin de conduire le pays, alors que l’on sait pertinemment qu’il ne sait pas dans quelle direction aller, et qu’il y va pourtant avec entrain, avec allégresse. Le général de Gaulle avait « une certaine idée de la France », de sa grandeur, du rôle de l’Etat, des choix à faire. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 1958, il était prêt. L’essentiel des réformes ont été actées en six mois de temps, le 31 décembre 1958, la France avait enclenché le mouvement de décolonisation, le mouvement de pacification en Algérie (abandon selon certains), la rupture avec la promesse d’intégration entre les sociétés chrétiennes et musulmanes, qui était préconisée par certains… et le choix de l’Europe, contre celui de l’Afrique, celui du développement économique contre celui de l’empire colonial. Déjà, dans un discours prononcé en 1920 devant un parterre d’étudiants au Liban, le colonel de Gaulle était clair dans sa tête, ses idées, il les avait développées, puis répétées lors de la conférence de Brazzaville, en 1944. Celles et ceux qui disent avoir été trompés sont dans l’erreur, tout était connu, tout était écrit. Dans la foulée du général de Gaulle, Georges Pompidou, qui a été durant six années son Premier ministre, a continué le développement économique du pays, et accéléré la construction européenne. Ce fut à peu près le même travail, avec des nuances, du temps de Valéry Giscard d’Estaing. La construction européenne a fait des progrès, avec en perspective l’unification monétaire, qui n’est devenue réalité qu’il y a une quinzaine d’années tout juste.
Entre 1974 et 1981, la France rattrapait l’Allemagne.
Economiquement, de 1974 à 1981, la France rattrapait l’Allemagne, avec une croissance supérieure à celle constatée chez notre voisin, notre pays gagnait en compétitivité, et investissait dans des industries nouvelles, remplaçant progressivement les industries anciennes telles que la sidérurgie, dans des drames personnels qui n’ont pas été sans douleur, on doit le constater. La rupture date moins de François Mitterrand, qui chercha à distribuer des cadeaux, alors que l’argent n’était pas dans la caisse, que du temps de Jacques Chirac, qui, tel une girouette, a longtemps hésité, lorsqu’il faut Premier ministre puis président de la République. Ne rien faire, penser que le temps allait solutionner les problèmes, cela fut la doctrine chiraquienne, un peu moins la doctrine balladurienne, et c’est, il faut en convenir, la doctrine hollandienne. Malheureusement, François Hollande, de plus, a choisi de défaire, ce qui a été l’essentiel de son action au cours de la première année de mandat.
Alors que, en fin de mandat, Nicolas Sarközy avait commencé à insuffler un peu de compétitivité avec le démarrage de la TVA sociale, et de réduction des structures étatiques avec la suppression d’un des étages de notre millefeuille territorial (création des conseillers territoriaux, élus dans de grands cantons, siégeant à la fois en conseil départemental et en conseil régional) ; Hollande a décidé de tout casser, et de ne rien construire. Pendant ce temps-là, le monde bouge, le monde avance, le monde change sans nous. Dans notre vieux pays, tout fiche le camp. A l’université, on réapprend ou on essaie d’apprendre l’orthographe aux étudiants, alors que, il y a quelques décennies, c’était acquis dès le primaire. Notre outil de défense n’est plus que l’ombre de lui-même, notre armée a du mal à aligner 3.000 soldats en opération extérieure, avec du matériel qui date des années 1970, voire même, pour certains cas, des années 1960. Faudrait-il faire face à une tension extrême ? Envoyer notre base avancée qu’est le porte-avions Charles De Gaulle ? Il faudrait encore que cela se fasse lors des années où le porte-avions est disponible, une année sur deux, puisque, le reste du temps, il est en entretien (il partira dans le Golfe arabo-persique mi-janvier 2015).
Union européenne paralysée.
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.