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La fin des effets de soutien monétaires
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
En Europe, la situation financière actuelle parait singulièrement chancelante. Dans l’économie réelle, celle de la PME, de l’artisan et du commerçant, la situation est intenable depuis belle lurette. Ne regardent que la grande industrie et la grande distribution, les responsables économiques, financiers, syndicaux et le Monde politique ne voient pourtant toujours rien venir ! En tout cas pas le danger d’une méga crise. Or, même ces gros mastodontes du commerce et de l’industrie ne doivent leurs résultats positifs actuels qu’à leurs filiales à l’étranger et même cela est de plus en plus menacé sur le long terme. Aux États-Unis, les derniers indicateurs techniques monétaristes anticipent une prochaine baisse notable de la croissance économique, au demeurant encore forte aujourd’hui. Le marasme d’une partie de la zone Euro commence à contaminer les économies en forme comme l’Allemagne qui vient de publier des chiffres subitement mauvais sur son économie, ainsi que les États-Unis. Cela est d’autant plus critique que les Banques Centrales, Fed comme BCE, ont déjà très largement épuisé leur arsenal monétaire avec des taux dirigés autour de zéro depuis très longtemps et en faisant usage de moyens dits non conventionnels comme les rachats de produits de la dette privée sur les marchés. Sur le vieux continent, les Banques tournent sous perfusion avec des centaines de milliards d’euros de prêts quasi gratuits accordés par la BCE.
Aujourd’hui, il convient de se rendre à l’évidence : la croissance n’est pas là prouvant que les actions des Banques Centrales ont touché leurs limites. Seules des réformes politiques profondes peuvent permettre de créer un nouveau cycle de croissance durable ! Et même dans ce cas, un passage par la « case » forte baisse des marchés boursiers paraît inéluctable. Les signaux d’un grand déséquilibre dans les échanges mondiaux sont apparus avec le décrochage violent de l’Euro vis-à-vis du dollar notamment. Un autre déséquilibre commence à voir le jour : Celui des rendements obligataires sur la dette des grands pays industrialisés.
A court terme, l’OAT 10 ans commence à se désolidariser du Bund Allemand à 10 ans dont le rendement touche de nouveaux records historiques à la baisse. Les investisseurs hésitent de plus en plus à investir sur de la dette Française par exemple avec des taux à la baisse. C’est un signal technique précurseur d’un retournement imminent à la hausse des taux sur les OAT et par ricochet, un signal de baisse future sur les actions Françaises ! Du point de vue technique, l’indice Cac 40 vient de casser son support intermédiaire de 4.350 points et se dirige tout droit sur les 4.100 points où se trouve désormais son soutien majeur à long terme. Le test de ce niveau est crucial : En cas de cassure, un signal d’accélération baissière serait déclenché avec un objectif minimal évalué vers 3.800 points.
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