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Un jeune parlementaire qui incarne la relève intellectuelle de la droite
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Julien Aubert, député du Vaucluse : « La mondialisation en elle-même porte les germes d’une nouvelle fracture entre ceux qui veulent s’intégrer et ceux qui réfutent cette mondialisation. »
L’Hebdo-Bourseplus : Vous semblez réservé à l’annonce du retour de Nicolas Sarkozy et sur sa volonté de briguer la présidence de l’UMP. Pour quelles raisons ?
Julien Aubert : Il y a plusieurs raisons. D’abord, je pense qu’un ancien président de la République ne doit pas se mettre au niveau d’un parti politique, car lorsque vous parlez à l’ensemble des Français, il est très difficile ensuite de se réduire vers une fraction partisane. Il a parlé aux Français. Demain, il va parler aux adhérents de l’UMP et, après-demain, il va reparler aux Français… C’est un peu compliqué. Ensuite, si demain il devait y avoir une dissolution, j’imaginerais assez mal Nicolas Sarkozy comme Premier ministre de François Hollande. On toucherait les limites de l’exercice. Je n’étais pas très favorable à une primaire, maintenant elle a été actée, il y a des candidats déclarés. Nicolas Sarkozy est candidat et l’élire à la présidence de l’UMP c’est décréter qu’il sera à la fois organisateur et candidat. Je pense que cela va provoquer des tensions et des conflits avec les autres candidats. Si ce n’est pas le cas, il va bien y avoir une polémique sur le thème : quand doit-il démissionner pour que les règles de neutralité soient les plus grandes ? Donc, élire quelqu’un qui doit démissionner un an après, j’ai du mal... Enfin, deux ans et demi, c’est long et je pense qu’il n’a pas totalement récupéré en termes d’image auprès des Français. Pour l’instant, c’est le meilleur candidat de la droite pour 2017 et il faut faire attention à ce qu’il ne s’abîme pas dans des conflits de partis et se retrouve battu aux primaires. Rappelons-nous ce qui s’est passé avec Martine Aubry en 2008 !
Vos réserves sont donc plutôt d’ordre technique et stratégique…
Oui, elles sont stratégiques, puisque je suis sarkozyste, un sarkozyste libre et décomplexé. Le premier type d’argument est idéologique, parce qu’il vient de ma conception profondément gaulliste de l’action publique. Les deux autres sont stratégiques et pragmatiques par rapport à une situation très complexe à l’UMP, avec des rancœurs et des rivalités, et je crois qu’il faut un profil beaucoup plus neutre pour tourner la page de certaines tensions et les évacuer.
Mais il y a aussi l’image idéologique que l’on veut donner de l’opposition. La ligne ne semble pas encore très claire car Nicolas Sarkozy continue d’expliquer qu’il rêve de rassembler tous les Français…
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