Le deuxième cabinet de conseil indépendant publie des résultats en hausse : la demande des entreprises augmente...
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
Pascal Imbert, PDG de Solucom : « Les entreprises sont convaincues de la nécessité d’être en permanence en mouvement. »
Pascal Imbert est le fondateur et le président du directoire de Solucom, deuxième cabinet de conseil indépendant en France. Il annonce des résultats annuels et un chiffre d’affaires meilleurs que ce qui était prévu. Ainsi, en 2013/2014, Solucom a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 141,6 millions d’euros, en croissance de 8%, dont 6% à périmètre constant. Le résultat net part du groupe s’élève à 10,9 millions d’euros au cours de l’exercice écoulé, en hausse de 6%, tandis que le résultat opérationnel courant atteint 18,2 millions d’euros, en progression de 18%. Ces chiffres confirment que la demande des grandes entreprises en matière de conseil est croissante. Les clients de Solucom figurent dans le Top 200 des grandes entreprises et administrations. Solucom est coté sur Euronext Paris et est éligible au PEA-PME. Le cabinet est qualifié «entreprise innovante» par BPIFrance, une qualification renouvelée en avril dernier pour trois ans. Pascal Imbert revient sur l’évolution du métier de conseil et sur les attentes des entreprises dans ce domaine.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous affichez une nouvelle fois des résultats à la hausse. Votre métier consiste à conseiller les entreprises dans les nouvelles technologies. Or, on pourrait penser qu’elles sont maintenant toutes bien équipées dans ce domaine et qu’il va forcément y avoir un moment où le marché sera arrivé à maturité. Dans ce contexte, on aurait alors moins besoin de faire appel à des spécialistes, comme c’est le cas lorsqu’une technologie est récente. Cependant, lorsque l’on regarde vos résultats, cela ne semble pas être le cas…
Pascal Imbert : D’abord, ce qui alimente la demande de conseil en technologie, c’est l’évolution technologique. Au fur et à mesure du temps, de nouvelles technologies apparaissent, et parfois même des ruptures technologiques assez importantes, qui renouvellent le besoin de conseil des entreprises, parce qu’elles cherchent à tirer parti de ces évolutions technologiques ou de ces ruptures technologiques. Il y a deux exemples assez significatifs en ce moment. Il y a le Cloud, qui est véritablement en train de prendre son envol au sein des grandes entreprises, elles sont en train de transformer leurs systèmes d’informations pour tirer parti de cette évolution technologique. Il y a aussi une rupture technologique plus récente, qui se développe encore plus rapidement que le Cloud computing à ses débuts, c’est le Big data. C’est une vraie révolution qui permet aux entreprises de développer plus vite leurs affaires grâce à des technologies qui rendent possibles des analyses qui n’étaient pas possibles il y a seulement deux ou trois ans. Ce sont deux évolutions technologiques qui amènent énormément de demandes de conseil de la part de nos clients. Il est vrai que les sujets sur lesquels nous intervenions il y a cinq ou dix ans ne sont plus des sujets qui génèrent autant de besoin de conseil. Mais, heureusement pour nous, les évolutions technologiques sont extrêmement rapides et elles permettent de renouveler en permanence le besoin de conseil de la part de nos clients. Par ailleurs, nous avons étendu progressivement nos domaines d’intervention. Notre métier historique consiste à conseiller nos clients sur les technologies mais, depuis 2010, nous avons décidé d’étendre notre savoir-faire et d’intervenir sur des sujets de conseil en organisation ou de conseil sur le cœur des métiers de nos clients dans un certain nombre de secteurs d’activité. Ce sont des prestations nouvelles que nous ajoutons à nos prestations anciennes et qui permettent d’entretenir notre croissance. C’est la raison pour laquelle nous avons fait des acquisitions dans le domaine de l’assurance, en conseillant les grandes compagnies d’assurances sur leur cœur de métier ou, plus récemment, dans le domaine de la banque, afin d’ajouter à notre palette de savoir-faire du conseil sur le cœur de métier de nos grands clients qui sont dans la banque de détail.
Cela signifie que la gestion d’une entreprise a aussi changé dans ses fondamentaux. La technologie nécessite une remise en question permanente et cela a donc une incidence sur l’organisation de l’entreprise. C’est quelque chose d’assez nouveau…
Oui, sur l’organisation de l’entreprise, mais aussi sur ses produits et services. Il y a un phénomène qui est en train de prendre une ampleur extrêmement forte sur le marché, c’est le phénomène de la transformation numérique des entreprises. La transformation numérique, ce sont des mouvements provoqués par l’irruption des technologies dans le modèle économique même des entreprises : par exemple, je pense à l’irruption des technologies dans le domaine de la relation des entreprises avec leurs consommateurs. C’est quelque chose qui est en train de profondément transformer, non seulement l’organisation de l’entreprise, mais également les produits et les services qui seront vendus aux consommateurs. Par exemple, dans le domaine bancaire, la relation entre les grandes banques et leurs clients sont profondément transformés par les accès Internet et l’Internet mobile, avec l’arrivée d’un concept qui est celui de la relation client sur plusieurs canaux. Il s’agit de combiner le réseau de distribution traditionnel avec des agences où les consommateurs vont pouvoir rencontrer leur conseiller en face-à-face, en complément de l’Internet, du mobile ou du téléphone… Tout cela engendre des transformations assez profondes de la manière dont on interagit avec le client, mais aussi des produits que l’on va lui vendre. Autre exemple : vous n’allez plus jamais faire la queue dans une gare pour acheter un billet de train, vous faites cela sur Internet et l’espace physique de vente ne sert que lorsque vous avez une demande plus sophistiquée. C’est tout l’enjeu de la transformation numérique. On n’interagit plus avec les clients de la même manière et on ne leur vend plus la même chose. Les prestations sont plus sophistiquées et l’activité de vente ne sera plus demain ce qu’elle était hier.
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.