En bonne santé grâce à la micronutrition
LITTÉRATURE
Vous êtes fatigué, stressé, sujet aux infections à répétition, à des troubles digestifs ? Les déficits en micronutriments (vitamines, oligo-éléments, acides aminés, antioxydants, probiotiques, prébiotiques...), dus aux «calories vides» produites par les modes «appauvrissants» de transformation et de conservation des aliments modernes sont probablement à l’origine de votre état. Depuis plus de 20 ans, la micronutrition s’attache à étudier les liens entre notre état de santé et le contenu de notre assiette. Elle a ainsi identifié les «maillons faibles» de notre organisme : le cerveau, l’intestin, la communication et la protection cellulaire.
Dans cet ouvrage, Laëtitia Agullo, diététicienne et naturopathe, spécialisée en micronutrition, et le docteur Didier Chos livrent quelques conseils nutritionnels et préconisent la prise de compléments alimentaires spécifiques pour améliorer son état de santé et prolonger son espérance de vivre en bonne santé. Le docteur Didier Chos est le président de l’IEDM (Institut européen de diététique et de micronutrition), médecin du sport, ancien sportif de haut niveau et consultant nutritionnel de l’équipe de France de natation. Il nous explique ce qu’est la micronutrition : « Quand on regarde notre assiette, on voit des aliments qui sont composés de deux types de nutriments. Il y a ceux que l’on connaît bien et qui donnent de l’énergie, ce sont les calories, les sucres, les graisses ou les protéines. Ce sont les aliments qu’il faut éviter de consommer quand on cherche à perdre du poids. A côté, il y a ceux qui sont beaucoup moins énergétiques, mais qui ont une fonction santé extrêmement importante. Ce sont les Oméga 3, les vitamines, les minéraux, les polyphénols, certains acides aminés essentiels et aussi les nutriments qui vont permettre de nourrir et de moduler l’activité de notre microbiote, ce que l’on appelle le microbiote intestinal, c’est-à-dire notre flore intestinale. Ces éléments non énergétiques font partie de ces micronutriments qui ont fait l’objet de beaucoup de travaux et nous savons qu’ils ont une valeur santé extrêmement intéressante.»
Plusieurs études indiquent que ces éléments ont un rôle fondamental qui permet même de pouvoir vivre sa vieillesse en bonne santé : «Effectivement, on a eu un choc en 2012. Au-delà des indices d’espérance de vie qui étaient plutôt assez favorables, puisque tous les deux ans, on augmentait de quatre ou cinq mois l’espérance de vie. En ce moment, on peut dire que la femme a 85 ans d’espérance de vie et l’homme autour de 79. Depuis 10 ans, on étudie un nouvel indice qui s’appelle l’espérance de vie en bonne santé, c’est-à-dire sans incapacité et sans maladie. En fait, cette espérance de vie en bonne santé, elle n’est plus de 85 ans, elle est de 64 ans, c’est-à-dire 20 ans de moins ! Mais en 2012, on a découvert qu’entre 2008 et 2010, en deux ans, notre espérance de vie en bonne santé avait régressé d’un an ! Alors, peut-être que les politiques de prévention ne sont pas suffisamment élaborées pour que l’on arrive à une bonne qualité de vie».
Prendre soin de son intestin est quelque chose d’essentiel : «C’est un organe qui a été passablement oublié pendant très longtemps. On a considéré qu’il servait simplement au passage des aliments. En fait, on se rend compte que c’est un organe extrêmement important puisqu’il est en communication permanente avec notre cerveau et qu’il a la responsabilité de 70% de nos défenses immunitaires. C’est grâce à la qualité de l’intestin que l’on arrive à bien assimiler les nutriments et nous pensons qu’il y a des relations étroites entre la flore intestinale et le surpoids, l’obésité, certaines maladies infectieuses, les maladies allergiques et même les troubles de l’humeur, le sommeil ou la dépression. On ne se rend donc absolument pas compte de l’importance de l’intestin qui régule, non seulement notre système immunitaire, mais aussi notre sentiment de fatigue, de bien-être ou notre humeur...»
Didier Chos insiste : «Dans toute l’histoire, l’intestin a été conçu comme un pilier majeur de la santé. Bouddha disait qu’un homme sage est un homme qui digère bien. Pendant très longtemps, c’est un organe qui a été respecté. Maintenant, on comprend pourquoi. Quand je vous dit que 60% des défenses de l’organisme se situent au niveau de l’intestin, on voit bien que quand ce système immunitaire d’intestin fonctionne mal, ce sont toutes les défenses qui fonctionnent mal. On se défend mal contre les microbes, on s’infecte plus facilement, on a des allergies plus facilement. Les connaissances que l’on a sur les communications qui se passent entre tout ce qu’il y a dans l’intestin et tout ce qu’il y a dans le cerveau montrent que tout se passe en miroir et que la santé de l’intestin est ressentie avec des molécules chimiques qui sont quasiment identiques. On a les mêmes neurotransmetteurs dans l’intestin que dans le cerveau. On a les mêmes molécules inflammatoires ou anti-inflammatoires, que l’on appelle des cytokines, ce sont des molécules extrêmement précises qui régulent la santé de l’individu. On se rend compte que la qualité du fonctionnement intestinal va avoir un impact sur toutes les fonctions de la santé».
L’ouvrage permet d’accéder à quelques conseils pratiques mais on s’aperçoit vite que chaque cas est différent : «Quand on interroge les gens afin de savoir ce qu’il faudrait pour qu’ils mangent mieux et plus équilibré, ils ont généralement un certain nombre de connaissances qui sont réelles. Activité physique ? Oui, ils savent ce qu’il faudrait faire. Comment gérer le stress ? Oui, ils savent ce qu’il faudrait faire. Tout cela, ce sont des recommandations pour tout le monde. Mais nous ne vivons pas tous comme tout le monde. Nous vivons avec nos propres problèmes, avec nos capacités, nos prédispositions génétiques et puis notre culture, notre éducation et nos apprentissages. Finalement, chacun d’entre nous est unique. L’aptitude au changement, cela se travaille et nous avons un certain nombre d’outils pour permettre d’acquérir un joli passeport pour le changement. Ce n’est pas en disant aux gens : «Ce n’est pas bien ce que vous faites. Moi, je vais vous expliquer, parce que moi je sais…».
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.