Notre sélection pour constituer votre PEA-PME.

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Bonne lecture !!!

Il y a beaucoup d’entreprises qui sont désormais éligibles au tout nouveau système fiscal qui s’appelle le Plan d’Epargne en Action (PEA-PME). Ces entreprises doivent avoir un chiffre d’affaires compris entre 50 millions et 1 milliard d’euros, mais la barre des 50 millions n’est pas obligatoire, notamment pour les entreprises innovantes. Parmi les critères qui sont communément retenus, il s’agit d’une cotation sur Euronext B ou C, sur Alternext… Pour les entreprises que j’ai sélectionnées, les résultats 2013 ont bien évidemment été publiés, il n’y a pas d’opérations financières en cours (pas d’OPA ni d’OPE), la capitalisation boursière est supérieure à 25 millions d’euros et l’on attend un chiffre d’affaires en croissance, sans oublier qu’il convient d’avoir un flottant suffisamment libre pour que vous puissiez acheter ou vendre sans influer de façon trop puissante sur le cours de Bourse, sauf si vous faites n’importe quoi en passant vos ordres, via un intermédiaire sagouin, comme c’est trop souvent le cas.

L’application de ces critères n’est pas obligatoire pour tous, c’est notamment le cas pour Solocal Group (ex-Pages Jaunes), qui ne connaît pas une croissance de son chiffre d’affaires pour l’instant puisqu’il s’agit d’une entreprise en mutation, avec l’activité annuaires papier qui régresse, alors que l’activité Internet progresse. J’ai donc tenu compte, dans le cadre de cette entreprise, essentiellement de l’activité Internet, qui progresse de façon forte, et qui peut permettre, après recapitalisation, d’espérer connaître un meilleur avenir boursier, vu que l’entreprise est désormais désendettée de façon considérable.


Deux entreprises pour boire et manger.


Dans l’agroalimentaire, j’ai retenu deux entreprises, Fleury Michon et Belvédère. Sur Fleury Michon, nous en avons déjà parlé assez longuement dans une étude financière consacrée au secteur de l’agroalimentaire, il s’agit d’une entreprise intéressante, familiale, et qui n’a comme seul handicap boursier qu’une absence de flottant puisque la famille Gonnord détient plus de 61 % du capital, la famille Magdelenat presque 7 %, les salariés environ 4,5 % et qu’il y a 7,66 % en autocontrôle. Il ne reste donc plus grand-chose, à peu près 20 % du capital, dans le flottant, soit 850.000 titres environ. Du coup, les transactions quotidiennes sont parfois très étroites, souvent quelques centaines de titres, avec malheureusement, dans beaucoup de cas, des écarts qui ne sont pas justifiés autrement que par la passation d’un ordre à tort et à travers. Fleury Michon est le numéro un français de la production et la commercialisation de produits de charcuterie et traiteur vendus en grandes surfaces, avec notamment une position de force sur le surimi, qui est très utilisé dans le cadre de préparation de salades. L’entreprise est une grosse PME, avec environ 700 millions d’euros de chiffre d’affaires, c’est une entreprise rentable depuis de nombreuses années, très peu endettée, qui a un résultat net récurrent, et qui a une capitalisation boursière assez modeste.

Il n’y a pas d’opération spéciale programmée, ni sous forme de croissance externe, ni sous forme d’une volonté de cession des familles fondatrices. C’est un placement sans trop de risque, au cours actuel d’environ 60 euros, l’achat est tout à fait possible, à condition de ne pas oublier de maîtriser son intermédiaire, qu’il ne vous fasse pas acheter en faisant monter le cours, ni vendre, lorsque le moment sera venu de vendre, en l’écrasant. Au cours des dernières années, Fleury Michon a connu un petit rebond en Bourse, mais l’entreprise reste modestement valorisée, malgré la hausse, qui n’a été qu’une hausse de rattrapage. Dans le cadre d’un PEA-PME, l’achat à 60 euros visera un objectif compris entre 80 et 85, peut-être davantage si la marge opérationnelle raugmente de nouveau. Dans les vins et spiritueux, la société Belvédère est actuellement collée aux alentours de 9 euros, un petit coup légèrement au-dessus, un petit coup légèrement en dessous. Au premier trimestre, l’activité a été assez contrastée, avec une baisse du chiffre d’affaires sur les vins « en vrac », qui n’apportaient pas de rentabilité, une bonne tenue des ventes aux Etats-Unis, notamment de Vodka Sobieski, et une très bonne tenue des ventes de vins Moncigale, notamment le fruit & wine, un vin aromatisé qui connaît un certain succès, notamment pour arroser les barbecues l’été.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.