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Une période idéale pour renégocier son prêt !
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux : «On semble s’installer réellement dans une logique de taux très bas sur une durée assez longue.»
Meilleurtaux vient de publier une nouvelle édition de son Observatoire du crédit immobilier : «Malgré une amorce de baisse des prix en 2013, le marché immobilier reste atone en ce début d’année, pourtant l’intérêt des Français pour l’immobilier reste intact. Meilleurtaux enregistre en effet + 18% de dossiers déposés par rapport à la même période en 2013 (janvier/avril hors renégociation)». Pour les taux, «après un début d’année oscillant entre de très légères hausses et stabilité des taux, le début du printemps a marqué la reprise de franches baisses et des barèmes avec des records historiques battus. En effet, sous l’influence d’une baisse notable des OAT, les taux fixes des crédits aux particuliers sont clairement orientés à la baisse et sont aujourd’hui au plus bas. Les banques aujourd’hui bénéficient d’un taux de refinancement particulièrement intéressant qui leur permet d’être clairement à l’offensive et particulièrement agressives sur leurs offres de crédits immobiliers.
Ainsi en mai 2014, un tiers des prêts octroyés sur 20 ans ont bénéficié d’un taux compris entre 2,90% et 3,10% hors assurance, et plus de la moitié d’un taux inférieur ou égal à 3,30%». Dans ce contexte, «les emprunteurs 2014 empruntent ainsi à des conditions particulièrement avantageuses.» Autre tendance : «Les discours catastrophiques perdurent, mais dans la réalité des faits, il n’y a pas vraiment de signes de durcissement dans les critères d’octroi. Il est important de signaler le retour des financements à 110% dans certains cas bien précis, mais aussi et surtout des offres jeunes avec notamment des enveloppes en complément du PTZ, ainsi que l’acceptation d’un endettement augmenté à 35% versus les 33% précédemment admis». Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : La baisse des taux signifie-t-elle encore quelque chose, alors que nous sommes tombés à un niveau extrêmement bas ? Les autres paramètres, comme le prix du bien immobilier, sont-ils devenus plus importants que le discours autour du taux ?
Maël Bernier : En mai 2013, l’année dernière, nous avions des taux qui étaient déjà extrêmement bas. C’était le précédent record. Aujourd’hui, nous sommes dans un tunnel autour de 3%,. Effectivement, cela ne change pas grand-chose mais, contrairement à ce que l’on aurait pu penser en début d’année, on semble s’installer réellement dans une logique de taux très bas sur une durée assez longue. On dit toujours que les prix sont trop élevés. Il faut savoir qu’il y a beaucoup de gens solvables qui seraient éligibles à un emprunt immobilier et qui ne franchissent pas forcément l’acte d’achat pour de multiples raisons, notamment les interrogations autour du chômage. Mais aujourd’hui, dans des villes moyennes, on peut se loger avec des mensualités raisonnables et des emprunts très bas sur des surfaces viables. À Montpellier ou à Bordeaux, on est autour de 60 mètres carrés pour 1 000 euros et, pour avoir 1 000 euros de mensualité, il faut un revenu net de 3 000 euros par mois. C’est tout-à-fait acceptable pour un couple. Il faut vraiment mettre Paris de côté et considérer que le prix des biens immobiliers est accessible en France pour des revenus moyens. On a souvent tendance à estimer qu’il est impossible de se loger en France.
En réalité, on pense toujours à Paris…