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Test de la résistance de 4.500 points
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Confrontée à un problème persistant et durable de parité monétaire excessive, la Banque Centrale Européenne (BCE) s’apprête à prendre des décisions lourdes de conséquences. En réalité, ses marges de manœuvres sont quasi inexistantes et seul l’impact psychologique pourrait aboutir sur des résultats tangibles. La pression des marchés sur l’Eurodollar (lire plus en avant l’analyse technique spécifique sur ce marché) devient insoutenable à l’approche du seuil fatidique des 1,40 jugé par de nombreux politiques comme une sérieuse menace sur la fragile croissance économie actuelle. Comme les derniers chiffres sur l’inflation montrent une légère reprise, il est probable que l’institution choisisse de maintenir le status-quo et économiser ses dernières cartouches en matière de baisse éventuelle des taux d’intérêt.
En réalité, le débat sur les marchés est ailleurs et concerne un serpent de mer appelé « Quantitative Easing » par les anglo-saxons et qui consiste à injecter massivement des liquidités dans le système par le biais de rachats d’actifs par la Banque Centrale. Mais là où le bât blesse, c’est que l’honorable institution n’a pas les moyens de ses ambitions et pour ce faire il faudrait que les États mettent la main à la poche, ce qui est quasi impossible par les temps qui courent. Or, la plupart des analystes pour ne pas dire tous, pensent à la fameuse « planche à billets » c’est-à-dire de la création monétaire pure et simple.
Ce serait une folie car la confiance dans l’Euro pourrait s’effondrer du jour au lendemain en raison de l’érosion mécanique de la valeur de la dette des pays en difficulté qui en résulterait. Le parallèle fait avec les Etats-Unis ne tient pas compte du fait que les rachats d’actifs opérés par la Réserve Fédérale dans son « QE » sont financés par la réutilisation des excès de dépôt des banques privées à ses guichets et non pas par de la création monétaire ! Or, en Europe, la BCE ne dispose pas d’excès de dépôts mais d’exactement l’inverse, car de nombreuses banques privées lui doivent de l’argent qui est destiné à être remboursé.
Bref, de deux choses l’une : ou bien le QE à l’européenne est un énorme coup de bluff destiné aux marchés dans l’espoir d’endiguer la vague haussière sur l’Eurodollar, ou bien c’est un énorme risque qu’elle s’apprêterait à prendre en cas de besoin. Personnellement, je serais très surpris que les Allemands laisseraient faire une telle folie comme cela avait été le cas dans les tristes années 30. En attendant, les places boursières stagnent dangereusement (« qui ne pédale plus, tombe » comme le dit un vieil adage chinois) et une envolée de l’Eurodollar devient probable.
Techniquement, l’indice Cac 40 est revenu tester une nouvelle fois la zone de résistance de 4.500 points sans réussir à la déborder. A court terme, le support de 4.400 points pourrait être mis à profit pour une nouvelle tentative de débordement. Toutefois, la tendance haussière à long terme continue de montrer des signaux d’essoufflement ce qui rend le point de retournement à la baisse de plus en plus proche dans le temps. En cas de cassure des 4.400 points, un signal de poursuite de la baisse serait déclenché en direction des 4.200 points.
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