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Les propositions du troisième courtier français pour dynamiser le marché de l’immobilier
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Ulrich Maurel, président d’Immoprêt : «2014 sera l’année de l’acceptation de la crise.»
Ulrich Maurel, fondateur d’Immoprêt, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus. Il commente la situation du marché immobilier et il plaide pour la mise en place d’un Grenelle de l’immobilier.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous vous positionnez comme le troisième courtier en crédit immobilier de France. Comment avez-vous commencé ?
Ulrich Maurel : Immoprêt est une société que j’ai créée en 2006, avec une première agence à Dunkerque. Auparavant, j’étais dans le monde de la banque et de l’immobilier. Je suis parti d’une conviction assez simple : il est nécessaire de vulgariser le crédit immobilier, parce que cela devient un domaine assez compliqué. Pour cela, Immoprêt repose sur trois piliers. D’abord, on travaille en proximité parce que chaque marché est différent. Le marché parisien fonctionne d’une certaine façon, le marché du XVIème arrondissement fonctionne d’une autre façon et celui du XIVème d’une autre façon… Les banques sont des établissements nationaux, mais aussi des établissements régionaux, voire locaux. Cela veut dire que la proximité est un élément essentiel chez nous. Ensuite, nous ne faisons que du prêt immobilier. Mon métier n’est pas de faire de l’épargne, de l’assurance, de la défiscalisation ou de la vente de biens immobiliers. À partir du moment où les gens ont besoin d’un crédit immobilier, pour l’achat d’un investissement locatif, pour une résidence principale ou secondaire, du moment qu’il s’agit d’un prêt immobilier, nous le faisons. Enfin, nous ne facturons pas d’honoraires de courtage. Nous sommes complètement gratuits. Un courtier est payé par les établissements bancaires, il a le droit de facturer des honoraires aux particuliers, mais nous avons décidé de ne pas le faire. Nous nous rattrapons sur le volume. Aujourd’hui, nous avons 67 agences qui sont réparties sur toute la France et nous avons accompagné l’année dernière un peu plus de 19 000 projets immobiliers.
Quelle est votre analyse de la situation du marché immobilier ?
Je pense que l’année 2014 sera l’année de l’acceptation de la crise. Lorsque j’ai démarré, la crise a commencé quasiment un an après. Nous sommes en train d’arriver en fin de cycle et nous sommes dans une période où un certain nombre d’indicateurs économiques donnent l’impression d’une reprise. L’année dernière, le marché a atterri à un peu plus de 730 000 transactions, ce qui est plutôt un chiffre honorable, puisque dans les années euphoriques nous étions à 900 000 transactions. Nous sommes plutôt optimistes sur l’année 2014, nous ne sommes pas toutefois sur une année de reprise. C’est une année où le marché va encore rester un peu fermé, mais nous avons un certain nombre de balises qui nous permettent de penser que les choses pourraient reprendre. La vraie problématique est celle de la politique du logement en France, qui n’est pas très claire. Le gouvernement précédent était plutôt axé sur les propriétaires, le gouvernement actuel est davantage axé sur les locataires, et nous avons un besoin de visibilité dans ce domaine. Si cette visibilité se met en place, avec des vraies mesures, non plus idéologiques mais des mesures de fond, on arrivera peut-être à avoir une vraie reprise du marché. Globalement, nous sommes dans un marché de transition, avant une reprise réelle en 2015. Ensuite, nous avons constaté que les primo-accédants, qui avaient commencé par faire leur retour l’année dernière, continuent de revenir, bien qu’ils subissent toujours des contraintes de prix très fortes.