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Grande faiblesse sur le marché Allemand
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Le courant vendeur né de l’entrée des troupes Russes en Crimée est particulièrement visible sur le marché Allemand. Ce n’est sûrement pas la seule raison de la baisse actuelle car les places du Sud e l’Europe ont plutôt tendance à limiter les dégâts. Il faut regarder plutôt du côté des clients de notre puissant voisin pour bien comprendre les choses. En dehors de la communauté européenne, ce sont la Chine, la Russie et les « Brics » qui commandent le plus de machines outils. Or, ces derniers voient non seulement leur croissance ralentir, mais leurs monnaies ont connu de fortes baisses récemment réduisant ainsi fortement leur pouvoir d’importer alors que dans le même temps, l’Eurodollar n’a cessé de monter. La « guerre des monnaies » a bien eu lieu et a déjà été emportée par les Américains qui redeviennent compétitifs au détriment principalement de la vieille Europe empêtrée dans la complexité de son système économique et la rigidité de son marché du travail. La Russie, l’Ukraine et consorts ont d’abords subi de plein fouet les effets de la double crise (« sub-primes », « euro ») et ne s’en sont jamais vraiment remises avant que leurs corollaires de chômage et de troubles sociaux ne poussent à la crise politico-militaire actuelle de la Crimée.
Derrière tout cela se cache la volonté des deux pays de ne pas honorer à terme leurs dettes abyssales envers le monde financier occidental. L’histoire est remplie de conflits ayant pris naissance en période de crise et de surendettement : Emprunts Russes, Assignats etc. Même en France, une partie des socialistes au gouvernement pense qu’il ne servirait à rien de se serrer la ceinture puisque la dette publique ne serait jamais remboursée ! Il ne faut pas oublier que le cas de la Grèce est un cas d’école et un précédent auquel tous les pays surendettés y pensent. Sur le long terme, on va inexorablement vers des défauts de paiements pour les raisons pré-citées. Sur le moyen terme, les marchés boursiers restent directement tirés vers le haut par les Banques Centrales qui font tout pour que tout le monde pédale dans le même sens, celui des achats. Au niveau des Banques privées, la course à la recapitalisation a commencé et ce sont surtout les clients qui mettent la main à la poche pour acquérir des titres qui ont déjà énormément progressé. Dans le même temps, Bruxelles les presse de nettoyer leurs bilans pour être en mesure de passer avec succès les « crash tests » à venir.
Sur le plan technique, l’indice Cac 40 a cassé en séance de ce mercredi son support court terme de 4.280 points avant de se raviser grâce aux rachats de dernière heure destinés à éviter les effets boule de neige baissiers car il reste beaucoup de papier à placer et il faut le vendre cher. La correction commencé en début de semaine dernière devrait se prolonger jusqu’à 4.100 points au moins où se trouve le prochain support. En cas de confirmation de la figure baissière en « tête et épaules » apparue sur le Dax (voir par ailleurs l’analyse de cet indice), la place parisienne ne pourrait que suivre le mouvement.
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