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La SSII dépasse ses objectifs en 2013
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Stanislas de Bentzmann, PDG de Devoteam : « Nous sommes sortis du département informatique pour aller partout où l’informatique est entrée. »
Devoteam annonce un résultat net part du groupe de 5,4 millions d’euros sur l’année 2013, contre une perte de 2,8 millions d’euros un an plus tôt. Le résultat opérationnel de 13,1 millions d’euros se compare à un million d’euros en 2012. La marge d’exploitation - définie comme le résultat opérationnel courant hors impact des stocks options et de l’amortissement des actifs incorporels liés aux acquisitions - s’améliore de 3,5% du chiffre d’affaires en 2012, à 3,7% en 2013. Le chiffre d’affaires consolidé 2013 s’élève à 453,5 millions d’euros, légèrement supérieur à l’objectif de 450 millions d’euros attendu par le groupe.
A périmètre et taux de change constants, le chiffre d’affaires baisse de 3,5%, notamment impacté par la décroissance dans le secteur des télécoms. Compte tenu de l’amélioration de la performance constatée au quatrième trimestre 2013, le groupe se fixe comme objectifs pour 2014 de stabiliser son chiffre d’affaires à près de 400 millions d’euros et d’améliorer son taux de marge d’exploitation à un niveau supérieur à 4,5% du chiffre d’affaires. Le résultat net est attendu en nette progression pour la deuxième année consécutive. Stanislas de Bentzmann, PDG de Devoteam, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Avec votre fédération, le Syntec Numérique, vous communiquez largement sur le changement de dénomination des SSII qui doivent être appelées Entreprises de Services du Numérique. Ce changement traduit-il une réelle évolution de vos métiers, ou est-ce simplement d’ordre marketing ?
Stanislas de Bentzmann : On est au milieu d’une transformation extraordinairement profonde de nos métiers et des sociétés de services informatiques qui ont vécu pendant 30 ans. Aujourd’hui, elles doivent faire un autre métier et, si elles ne deviennent pas des Entreprises de Services du Numérique, elles ne résisteront pas et elles ne survivront pas. Nécessité fait loi et les bouleversements actuels dans les systèmes d’information, dans l’informatique en général et dans la technologie des systèmes d’information, sont tels que les entreprises qui ne se tournent pas radicalement vers le numérique ne survivront pas. Donc, ce n’est pas du marketing, c’est bien plus profond que cela.
Vous êtes un acteur historique, vous êtes à 450 millions de chiffre d’affaires, voyez-vous apparaître une nouvelle forme de concurrence d’acteurs qui viennent purement de l’univers du numérique et de l’Internet ?