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Les entreprises veulent piloter avec précision leurs outils informatiques
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Guy Kuster, président de Systar : « Avoir un tableau de bord qui restitue l’information pertinente pour bien piloter leur activité. »
Gros plan sur un secteur en plein développement : l’intelligence opérationnelle. Systar, spécialiste des solutions logicielles pour l’intelligence opérationnelle, annonce que son résultat net est ressorti en hausse au premier semestre 2013/2014, à 0,7 million d’euros, contre un résultat à l’équilibre un an auparavant. Le résultat opérationnel atteint 0,8 million d’euros sur la période, alors qu’il était à l’équilibre au premier semestre de l’exercice précédent. Le groupe a enregistré un chiffre d’affaires semestriel de 10,7 millions d’euros, en augmentation de 2%. Les ventes consolidées de licences ont atteint 4,4 millions d’euros au cours du semestre, soit sur six mois presque autant (81%) qu’au cours de l’intégralité des douze mois de l’exercice précédent. En croissance de 30% sur le semestre, les ventes de licences ont été réalisées majoritairement (63%) à l’étranger, où l’environnement économique s’est révélé plus porteur qu’en France. Les ventes de licences ont été favorisées par le succès de la nouvelle plate-forme Tornado. Guy Kuster, président de Systar, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus et nous présente ce nouveau métier qu’est l’intelligence opérationnelle.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous évoluez dans ce que l’on appelle l’intelligence décisionnelle opérationnelle. Concrètement, qu’est-ce que le BAM ?
Guy Kuster : Nous apportons à nos clients des logiciels qui leur donnent en permanence, et en temps réel, un état des lieux, une situation et le contexte du déroulé de leur processus opérationnel. Par exemple, cela peut être le cheminement d’une facture chez un client, des livraisons de pièces physiques, des transferts ou des paiements bancaires.... Voilà quelques exemples de processus qui sont considérés comme critiques par ces entreprises et elles doivent suivre en permanence que le déroulé de ce processus respecte leurs engagements de qualité. Une dégradation mineure n’est pas nécessairement très importante, mais si elle est annonciatrice d’un problème grave plus tard, il faut le savoir. Il faut aussi savoir s’il y a trop de volumes à gérer ou pas suffisamment de volumes à gérer, si les opérateurs sont en risque de rater le cut-off de fin de journée, c’est-à-dire la limite à laquelle doivent être résolus un certain nombre de choses...
On est dans l’opérationnel, donc dans l’instant et dans le concret. Cela s’adresse à plusieurs types d’opérateurs : l’opérateur qui fait le suivi pièce à pièce des choses, le manager qui doit superviser, ou les différents managers d’entités au sein d’une entité plus large… Si je reprends l’exemple d’une facture, elle va passer de la comptabilité à l’approbation chez les responsables opérationnels. Un document suit un cheminement au sein d’une entreprise, ou entre deux entreprises, et toutes les étapes de ce cheminement doivent être suivies pour voir s’il y a des accumulations. On peut très bien prendre comme analogie la circulation automobile : est-ce qu’il y a des embouteillages ? C’est-à-dire des éléments qui rentrent dans le système et qui n’en sortent pas ? Est ce qu’il y a des fuites ou des accumulations en certains endroits ? Voilà le genre de situations auxquelles les gens sont confrontés et pour lesquelles nous leur apportons la visibilité, la connaissance et des recommandations pour résoudre le problème.
Vous rapprochez-vous de l’intelligence artificielle, finalement ?