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Tourisme : les petites stations de montagne veulent exister
LA VIE DES COMMUNES ET COLLECTIVITÉS LOCALES
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Gérald Martinez, maire de Saint-Léger-les-Mélèzes (Hautes-Alpes) : «L’éloignement des services publics nous fait énormément de tort.»
Les petites stations de tourisme se regroupent pour exister face à la concurrence des grandes stations de montagne. Dans ce secteur très concurrentiel, trente localités des Alpes du Sud (Alpes-Maritimes, Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes) ont décidé de travailler ensemble sous l’impulsion du Comité régional du Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ainsi, les communes d’Abriès, Ancelle, Arvieux, Caille-L’Audibergue, Casterino-Tende, Ceillac, Cervières, Chabanon-Selonnet, Chaillol, Crévoux, La Chapelle-en-Valgaudemar, La Colmiane, Larche, Laye, Molines-en-Queyras, Montclar, Névache, Pelvoux, Réallon, Ristolas, Roubion les Buisses, Saint-Dalmas-le-Selvage, Saint-Léger-les-Mélèzes, Saint-Paul-sur Ubaye, Saint-Martin-de-Vésubie-Le Boréon, Saint-Véran, Sainte-Anne-la-Condamine, Vallouise, Villar-d’Arène, Villard-Saint-Pancrace, déclinent leurs vertus depuis 2012 et leur appellation même est devenue une marque. Les élus soulignent que «les stations villages avaient une image galvaudée, mais un retournement s’est opéré car de nombreux touristes choisissent ces sites réputés familiaux, intimistes et, pour rien au monde, ils n’iraient ailleurs». Lors de la dernière rencontre réunissant les élus de ces stations, Gérald Martinez, maire de Saint-Léger-les-Mélèzes, a également insisté sur la nécessité de préserver les services publics car ces communes sont de plus en plus fragilisées dans ce domaine. Gérald Martinez, maire de Saint-Léger-les-Mélèzes, une station de 325 habitants située dans les Hautes-Alpes, répond à nos questions
L’Hebdo-Bourseplus : Les petites stations de tourisme ont décidé de se regrouper pour travailler ensemble. La concurrence est-elle rude avec les grandes stations ?
Gérald Martinez : Il ne faut pas penser que les stations sont concurrentes : elles sont complémentaires car aucun domaine n’est identique. Ce qui intéresse le skieur, c’est de se faire plaisir et, sur la totalité de la saison, il va changer de station. Une personne qui viendra une semaine à Saint-Léger-les-Mélèzes ira de toute manière skier à côté. Maintenant, nous devons analyser les dotations que nous pouvons avoir afin de pouvoir continuer de développer le tourisme dans nos agglomérations.
Comment vous positionnez-vous sur le plan touristique ?
Nous sommes une station familiale et nous accueillons de nombreuses classes de neige, c’est un peu notre fonds de commerce. Nous avons un VVF sur le village, ce qui permet aux familles qui n’en ont pas la possibilité de pouvoir accéder à ce type d’activités. Nous sommes une petite structure, mais elle a une importance capitale sur le plan du développement économique de la vallée.