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La colère de l’opposition contre les dérives idéologiques du pouvoir socialiste
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Guy Geoffroy, député UMP de Seine-et-Marne : « Ce gouvernement n’a plus sa lucidité, parce qu’il est complètement enfumé par ses propres sécrétions intellectuelles. C’est un gouvernement qui devient dangereux. »
Guy Geoffroy, député UMP de Seine-et-Marne, ne se laisse pas piéger par la sémantique du pouvoir socialiste. Certes, la théorie dite du genre n’est pas diffusée directement en tant que telle dans les écoles mais, dans de nombreux établissements, les enseignants en propagent déjà insidieusement une idéologie qui en relève. Le parlementaire vient de dénoncer cette dérive à l’Assemblée nationale en se basant sur de nombreux exemples concrets, ce qui a eu pour effet de rendre fous de rage Najat Vallaud-Belkacem et Vincent Peillon… Guy Geoffroy répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Dans votre circonscription, quels retours avez-vous, de la part des parents d’élèves, sur l’enseignement de la théorie du genre ou de l’ABCD de l’égalité ?
Guy Geoffroy : Pour être très clair sur les intitulés et ne pas permettre à ceux qui n’attendent que cela pour nous renvoyer dans nos buts, il n’y a pas de théorie du genre en tant que telle : il y a une idéologie du genre. Quand on cherche, il y a de plus en plus d’auteurs qui, en partant des recherches sur le genre, ont bâti des constructions idéologiques, mais il n’y a pas, en tant que telle, une théorie du genre. C’est d’ailleurs ce que nous renvoient sans cesse les partisans de ce qui se passe à l’heure actuelle dans l’éducation nationale, ministres compris, lorsqu’on les interroge sur ce sujet épineux.
Il est important de dire cela car il ne faut pas donner des armes à ceux qui sont très contents de s’en servir et tous les observateurs qui connaissent un peu ce sujet savent qu’il n’y a pas une théorie du genre structurée. Ce que j’entends dans ma circonscription, c’est une inquiétude et des interrogations qui ne cessent de s’amplifier au fur et à mesure qu’il y a révélation de l’existence de systèmes mis en place dans les écoles pour atteindre l’objectif officiel qui est une éducation à l’égalité entre filles et garçons. Il y a de nombreux outils, comme des ouvrages soutenus par le CNDP (Centre national de documentation pédagogique) qui sont incompréhensibles.
Je suis enseignant, j’ai fait 35 années de ma vie professionnelle dans l’éducation nationale et je ne réussis pas à comprendre comment on est obligé de passer par des ouvrages aussi surprenants - et pour le moins inquiétants et provocateurs - pour parler tranquillement aux petits garçons et aux petites filles de la nécessité du respect mutuel et qu’il n’y ait pas un sexe qui prenne le pas sur l’autre, au motif qu’il serait supérieur à l’autre, comme cela a longtemps été dit… On n’a pas besoin de se déboutonner, dans tous les sens du terme, pour atteindre un objectif très simple. Nous l’expliquons en tant que parents à nos enfants : j’ai un fils et deux filles, et nous avons fait vivre la fratrie dans le respect tout-à-fait naturel de la différence des sexes et dans leur complémentarité, non pas à partir de théories fumeuses qui ne sont que des constructions intellectuelles de gens qui n’ont pas grand-chose d’autre à faire que de se considérer supérieurs à la nature.