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Prise de pouvoir par la "Fed" sur l’économie U.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine une longue série d’articles “didactiques” qui sont destinés à parfaire votreconnaissance du monde économique, et de l’Economie. Bien entendu, in fine, ces articles seront réunis dans un ouvragequi vous permettra de relire, d’offrir à un étudiant, de partager ce savoir. Bonne lecture !!!
Chapitre 16.
En économie, on appelle une « externalité », une conséquence indirecte d’une utilisation d’un bien ou d’un service, qui n’est pas prise en compte, a priori, sauf contrainte gouvernementale, par le fabricant. Par exemple, afin de mieux utiliser les moteurs à explosion, il était de tradition, de longue date, d’ajouter un peu de plomb dans l’essence, cela accroissait le pouvoir détonnant… Il a fallu que les gouvernements, en Amérique du Nord tout d’abord puis en Europe, interdisent la vente de l’essence avec un additif plombé pour que le taux de plomb dans l’air commence à diminuer de façon importante, pour les modèles anciens, un additif sans plomb,compensant la différence d’indice d’octane, est vendu, dans les stations-service, afin d’utiliser les modèles « de collection ». De la même manière, les propulseurs neutres pour les sprays et autres systèmes de projection de parfum ont été imposés assez récemment, afin de remplacer les chlorofluorocarbures, qui avaient comme conséquence malheureuse de détruire l’ozone.
En ce qui concerne les usines produisant l’électricité, progressivement, on les a dotées de capteurs de manière à récupérer le soufre, qui était auparavant émis dans l’atmosphère, il en a été de même pour le gazole-carburant, le dernier acte de cette nouveauté arrivera dans quelques mois en Europe, avec le replacement du fioul lourd par le gazole, non soufré, pour propulser les navires, au moins dans les ports européens. Pour réduire l’accidentabilité sur les routes, il y a l’innovation, mais pour que cette innovation soit répandue un peu partout, il a fallu une législation. L’ABS, comme les pots catalytiques et autres réglementations sur les carburants, ont été imposés, progressivement, tout comme l’obligation de mettre des systèmes de fixations pour les sièges enfants (isofix) ou encore les ceintures de sécurité avec prétensionneurs, sans oublier, bien évidemment, les coussins gonflables (airbags). S’il y a aujourd’hui multiplication des modèles de voitures, d’utilitaires légers dotés de petits moteurs, le fameux « downsizing », avec l’arrivée de deux cylindres voire de trois cylindres de très bonnes performances, dotés d’un turbo, qui remplace avantageusement des modèles de deux litres, voire davantage, de quatre cylindres, qui pesaient plus lourd et consommaient davantage, c’est parce que des normes ont été fixées, pour la moyenne de consommation des véhicules mis sur la route, ce sont les fameuses normes « euro 4, euro 5, euro 6… ».
L’Etat intervient pour corriger les “externalités”.
Dans un tout autre domaine, lorsque l’on construit une usine, on ne pense pas a priori à la sécurité des gens qui travaillent, on pense surtout à la capacité de fabriquer vite, à moins cher. Les normes de sécurité, les systèmes imposant des branchements électriques pour ouvrir les capots… tout cela, viennent de normes publiques, de lois qui se sont imposées à la réglementation, au libre arbitre du marché. La baisse du taux des accidents du travail, qui a été impressionnante au cours des trente dernières années en Europe et en Amérique du Nord, mais également en Asie, est un phénomène qui a été imposé par les pouvoirs publics, par les gouvernements. En imposant un système de retraites « par répartition » en opposition au système de retraites « par capitalisation », les différents gouvernements des pays concernés ont anticipé les changements importants dans l’économie, afin de permettre, que quels que soient les métiers qui seront faits dans le futur, il puisse y avoir une solidarité générationnelle.