Le leader européen des solutions pour les nouvelles technologies annonce une hausse de 22,2% des ventes en 2013

LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Gianbeppi Fortis, président du directoire de Solutions 30 : « Nous nous sommes positionnés sur des secteurs où il y avait une rupture technologique. »

L’évolution de Solutions 30 est impressionnante car l’entreprise a commencé dans le dépannage informatique pour les particuliers qui rencontraient des problèmes avec leur ordinateur ou leur connexion à l’Internet. Solutions 30 pèsera bientôt 100 millions d’euros de chiffre d’affaires dans les métiers du dépannage lié aux nouvelles technologies. Concrètement, le chiffre d’affaires consolidé de Solutions 30 pour l’exercice 2013 s’est élevé à 94,2 millions d’euros, en progression de 22,2%. Les ventes de ce spécialiste du SAV ont bondi de 32,4% à 27,8 millions d’euros au quatrième trimestre. Le chiffre d’affaires réalisé en France en 2013 s’est établi à 74 millions d’euros, en hausse de 24,4% par rapport à 2012. Il représente près des trois quarts du chiffre d’affaires total. A l’international, l’année 2013 a été marquée par un renforcement significatif de la présence du groupe en Italie et en Allemagne.

Le chiffre d’affaires y a atteint 20,2 millions d’euros, en progression de 14,8%. La part de l’activité réalisée à l’international (Italie, Benelux, Allemagne et Espagne) s’est établie à 21,4%. Au sujet de ses perspectives 2014, le groupe indique s’inscrire dans un objectif de croissance rentable à deux chiffres. En France, dans le secteur de l’énergie, Solutions 30 participera cette année aux appels d’offres pour le remplacement des compteurs électriques et gaz actuels. Le démarrage de la production de ce projet est prévu pour la fin 2015. Gianbeppi Fortis, président du directoire de Solutions 30, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.


L’Hebdo-Bourseplus : Vous avez connu une progression très importante au cours de ces dernières années, dans votre métier initial, mais aussi vers des nouveaux métiers. Partis avec le dépannage informatique, vous intervenez aujourd’hui dans tout ce qui concerne l’électronique ou l’informatique. Est-ce votre stratégie d’évolution ?

Gianbeppi Fortis : C’est un bon résumé. Il faut faire une différence entre nous et la quasi-totalité des sociétés qui se sont lancées sur le même créneau, car il y a eu un virage important en 2008. Le début de notre activité a commencé avec l’arrivée de l’Internet à haut débit dans le grand public. En 2003, ce n’était pas évident, l’ordinateur ne fonctionnait pas toujours et il fallait appeler une ligne d’assistance technique. Il y avait une très forte demande. Mais à un moment donné, l’ADSL plafonne et le déploiement s’arrête lorsque l’on arrive à saturation. La quasi-totalité des entreprises comme la nôtre en ont déduit qu’elles étaient des sociétés informatiques et qu’elles devaient continuer de fournir des services dans le secteur de l’informatique, en cherchant des activités sur des serveurs ou des centres de données… Mais nous avons fait un pari différent. Nous nous sommes dit que, finalement, nous ne sommes pas tellement une société d’informatique. Nous sommes une société qui est capable de faire travailler un grand nombre de techniciens, de façon complètement homogène, sur un périmètre géographique large. L’acte final qui est réalisé par un technicien peut être réalisé sur un ordinateur, mais aussi sur d’autres équipements numériques. Nous avons regardé quels étaient les équipements numériques qui arrivaient en masse sur le marché, des particuliers, comme des entreprises, et nous avons commencé à regarder le marché de l’énergie. On a vu apparaître les premiers compteurs intelligents poussés par EDF.

Ensuite, il y a eu le passage de la télévision analogique vers la télévision numérique, c’était une rupture technologique. Pour les systèmes de paiement, la norme NFC pour le paiement sans contact est arrivée, donc il y a eu une vague de renouvellement des terminaux. Nous nous sommes positionnés sur des secteurs où il y avait une rupture technologique et des grandes entreprises ont naturellement dû s’appuyer sur des partenaires extérieurs. Finalement, les intervenants sur le marché étaient tous petits, donc pas très solides, et nous nous sommes positionnés en réussissant à capter des volumes très importants. Nous avons progressé en horizontal, et pas en vertical, contrairement à bon nombre de nos confrères.

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