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De la grande dépression à la guerre, et à la reconstruction.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine une longue série d’articles “didactiques” qui sont destinés à parfaire votre connaissance du monde économique, et de l’Economie. Bien entendu, in fine, ces articles seront réunis dans un ouvrage qui vous permettra de relire, d’offrir à un étudiant, de partager ce savoir. Bonne lecture !!!
Chapitre 11.
Les réformes mises en place par Franklin Delano Roosevelt n’ont pas été une véritable réussite économique. Dans vos livres d’histoire, on vous a appris que le « New Deal», avait sauvé l’Amérique. Rien n’est plus inexact. En effet, avec la mise en place de la journée de huit heures, le paiement des heures supplémentaires au-delà de huit heures par jour (six jours étant ouvrables par semaine cela fait 48 heures par semaine), les différents aléas de l’économie et les résultantes de la fermeture générale des frontières firent que l’économie américaine, une fois passé l’effet bénéfique des grands argentiers, est retombée dans une crise grave, ce qui a été appelé rapidement la «seconde dépression». On a complètement oublié mais, en 1939, officiellement, le taux de chômage aux Etats-Unis était de 17% de la population active.
Dans la réalité, étant donné l’effet naturel d’éviction avec des gens qui se retirent du marché du travail et ne vont même pas chercher du travail, du coup, le système nord-américain était plus proche d’un chômage massif de l’ordre de 30% de la population en âge et en capacité d’être employé que des 17% officiels. Ainsi, actuellement, le taux officiel de chômage aux Etats-Unis est de l’ordre de 7,2 ou 7,3%, mais, lorsque l’on raisonne en nombre de personnes disposant d’un travail par rapport à la population totale, on s’aperçoit qu’il y a à peu près dix millions de personnes en capacité de travailler qui résident aux Etats-Unis d’Amérique qui sont actuellement non comptabilisés dans le chômage et non employés, mais qui ne sont pas inscrits comme demandeurs d’emploi, donc bien évidemment exclus des statistiques du chômage.
Dans le cadre d’une économie de plein emploi, avec un taux de chômage de 4%, on s’aperçoit qu’il y a une demande de travail réel qui augmente, et que, face à la pénurie de main-d’œuvre, la hausse des salaires fait sortir de leur maison un certain nombre de gens qui, vu les bas salaires de la période de fort chômage, préfèrent rester chez eux, bricoler, créer de la valeur non comptabilisée dans le PIB. Bien évidemment, il y a une partie qui font des services ou des petits travaux «au noir», rémunérés sous forme de troc (échange de services), ou sous forme d’une rémunération en espèces, non imposée, non déclarée, sans aucune protection sociale non plus.
L’arrivée de la réflexion “keynésienne”.