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Référencement : une entreprise française en pointe dans le monde
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Sylvain Bellaïche, fondateur de Referencement.com – Holosfind : «Il ne faut pas s’imaginer qu’avec un budget de 2 000 à 3 000 euros, on pourra se retrouver dans les premières réponses de Google !»
C’est l’une des premières entreprises de l’Internet puisqu’elle travaille sur le référencement des sites depuis 1996… Aujourd’hui, le groupeReferencement.com- HolosFind est le numéro 1européen dans son domaine. Le groupe, coté en bourse, développe une offre unique sur le marché à travers une offre de développement des ventes facturée uniquement au résultat, un modèle «gagnant gagnant». Holosfind a dégagé un bénéfice de 109 000 euros sur le premier semestre pour un chiffre d’affaires de 1,01 million d’euros sur la période. «L’objectif de 2013 est et restera de garder cette rentabilité retrouvée du groupe avec ce nouveau modèle économique et l’adoption de nouvelles solutions technologiques automatisés encore plus performantes», indique la société présidée par Sylvain Bellaïche, qui répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Le groupe a toujours été en pointe dans l’innovation sur les techniques de référencement. Vous avez lancé plusieurs produits au cours de ces dernières années, mais le cap semble avoir été difficile à tenir car les éléments extérieurs, techniques et économiques varient en permanence. Où en êtes-vous ?
Sylvain Bellaïche : Nous sommes sur un marché qui est extrêmement évolutif, avec des acteurs incontournables, comme Google, et notre volonté est de nous focaliser sur notre premier métier en partant de la recherche. La recherche représente aujourd’hui 90% du trafic d’un site de commerce en ligne et notre activité est donc basée sur trois métiers : l’acquisition de trafic, la fidélisation et l’amélioration du tunnel de vente. C’est là-dessus que nous avons pu développer nos activités et, sur ces activités, nous bénéficions d’un socle logiciel important et d’une expertise. Nous avons dû changer de cap en dix-huit mois. Il fallait modifier la structure du groupe, aussi bien en termes de production que sur le plan financier : c’est ce que nous avons réussi à faire. Avec le plan d’exploitation 2013-2014 que nous avons mis en place, nous voyons les choses beaucoup plus sereinement.
Il y avait beaucoup d’espoir sur le segment des petites entreprises qui allaient se développer sur Internet, notamment grâce au modèle économique original que vous avez mis en place, un modèle gagnant-gagnant. Or, vous avez décidé d’abandonner ce segment. Cela signifie-t-il que le marché n’est pas totalement mûr pour les TPE ?
Il y a deux questions. D’abord, le modèle gagnant-gagnant est toujours opérationnel. Avec Referencement.com, nous sommes leaders en France et en Europe. Nous avons mis dix-huit mois pour sortir de nouveaux outils technologiques qui nous permettent d’améliorer la productivité. Les changements algorithmiques de Google nous ont permis d’adapter notre technologie. Nous sommes la plus ancienne entreprise de l’Internet, le référencement a toujours été le premier vecteur de trafic et c’est aujourd’hui la solution la moins chère pour acquérir du trafic. Les places sont de plus en plus dures, parce que Google fait en sorte d’avoir des bonnes réponses sur ses pages naturelles. Sur la partie liens sponsorisés, vous observez, en regardant une page de réponses de Google, qu’un tiers de la place est occupé par du référencement payant. La combinaison entre le référencement payant, les liens sponsorisés et le référencement naturel fait que nous avons de vrais atouts sur la partie référencement. L’autre partie de votre question concerne les petites entreprises. Comme tout le monde, elles subissent la crise et elles n’ont pas forcément les moyens d’aller là où elles veulent aller. Nous avons préféré stopper cette activité pour nous concentrer sur des acteurs qui avaient une stratégie beaucoup plus importante.