Pour une France de l’excellence...
LITTÉRATURE
François Audouze est un industriel français et un collectionneur de vins rares, que la Revue du vin de France a même désigné comme l’une des personnalités les plus influentes du monde du vin en France. Il s’est livré à un exercice plus politique en publiant «La France de l’excellence». L’ouvrage vient de sortir aux Éditions du Rocher et il est préfacé par Charles Beigbeder. Selon l’auteur, si elle s’évertue à poursuivre les schémas politiques actuels, la France n’est pas en mesure d’enrayer son déclin. L’alternance des partis, avec son cortège de démagogie, ne peut plus convenir à notre pays. Il faut réinventer la France, en remettant en cause toutes les fonctions d’État et des collectivités et en impliquant l’ensemble des Français, qui doivent participer tous ensemble au redressement et au renouveau.
François Audouze nous explique pourquoi il a voulu écrire ce livre : «J’ai un passé d’industriel, puisque j’ai dirigé pendant toute ma vie des entreprises, dont une entreprise cotée en Bourse, et je vois que mon pays est parti dans une très mauvaise direction. On pense que l’on est capable de résoudre nos problèmes en demandant des efforts à une catégorie de Français, tout en laissant tranquilles une grande majorité d’entre eux. Or, je pense que la France ne s’en sortira que si nous sommes 65 millions à collaborer pour redresser notre pays en ayant qu’un seul objectif : l’excellence… On ne gagne que lorsque l’on vise l’excellence absolue».
N’est-ce pas un discours illusoire en France, pays où la lutte des classes reste encore très forte ? «Nous devrions discuter de ce que l’on devrait faire en oubliant toutes les contraintes de mise en place. Il faudrait recréer la France - c’est bien le sujet de mon livre - en disant voilà ce qu’il faudrait faire, et non pas voilà ce que l’on peut faire. Tous les hommes politiques passent leur temps à dire que l’on devrait faire telle ou telle chose, mais ce n’est pas possible en raison des syndicats ou des oppositions. Si l’on continue dans cette voie, on ne fera rien. Il faut repartir de la page blanche ! Si l’on décide de le faire, comme décider que l’âge de la retraite doit être à 67 ans, il faut le faire et n’écouter personne. Les cinq ans d’alternance politique que nous connaissons sont totalement perdus pour la France d’aujourd’hui. Pour cela, il est indispensable de faire de la pédagogie et il est indispensable d’associer les Français au renouveau».
François Audouze défend le concept d’utilité citoyenne : «Chaque individu doit avoir une utilité citoyenne. L’utilité citoyenne implique que ce que l’on reçoit de l’État doit être inférieur à ce qu’on lui procure. Il y a énormément de gens qui reçoivent de l’État et qui ne donnent rien à la société. Or, tout le monde peut contribuer à sa façon, avec ses moyens, même quand on est dans une situation très difficile. Mais, pour cela, il est nécessaire d’expliquer la situation et il faut en avoir envie. Si chacun se bat pour préserver son champ clos et ses avantages acquis, on ne fera rien !»
Concrètement, François Audouze défend un mouvement national fondé sur le DUC, «Dossier d’utilité citoyenne» et sur une stratégie de l’excellence. Le parcours de chaque citoyen valorisera son apport à la collectivité, tant financier que de bénévolat. L’aide à autrui doit être rémunératrice. Il faut aussi apprendre aux Français que «nous sommes dans une société un peu plus complexe que celle du Moyen Âge, où l’on devait travailler simplement pour pouvoir manger le soir. Nous sommes dans une société organisée, il faut des investissements pour pouvoir produire ce que l’on veut produire en masse. Tout le monde a des smartphones, il faut bien les produire quelque part… Il faut donc des capitaux et ces capitaux ne tombent pas du ciel. Croire que l’État serait le seul investisseur national, cela nous ramène à l’URSS d’avant 1989… Le seul moyen d’avancer, c’est que tout le monde participe et que tout le monde voie l’horizon qui peut s’améliorer, aussi bien en bas qu’en haut. Vouloir une société où tout est aligné vers le bas et vers le dénominateur commun le plus bas, ce n’est pas une solution. Aujourd’hui, le gouvernement n’a qu’une seule préoccupation, c’est de donner tout gratuitement à ceux qui ont moins. Il y a un moment où il faut viser l’excellence et non pas l’alignement sur le plus petit dénominateur commun !»
La France doit devenir gestionnaire, ambitieuse, et chaque citoyen doit construire son avenir sur la base du refus de l’assistanat, qui doit être réservé aux seuls cas douloureux. L’ouvrage décrit les mesures radicales et courageuses qui entraîneront les citoyens dans un élan de réformes et d’efficacité. La clef du renouveau, ce n’est pas de faire ce que l’on peut faire, mais ce que l’on doit faire. Le credo est la célèbre phrase de Kennedy : «Ne te demande pas ce que l’État peut faire pour toi, mais demande-toi ce que tu peux faire pour l’État». François Audouze souligne que c’est possible : «Pendant la Seconde guerre mondiale, il y a eu une mobilisation invraisemblable pour essayer de faire tourner le pays et tout le monde s’est associé, dans la Résistance ou dans le redressement national. A partir du moment où il y a un enjeu qui est compris par tout le monde, c’est possible. On pourrait quand même jouer sur la fierté des Français, car on a assez que l’Allemagne réussisse et pas nous, alors que nous en avons les moyens ! À un moment donné, il faut changer de discours… Quand on voit la façon dont le dialogue social est organisé, avec le pouvoir de nuisance des syndicats, il y a un moment donné où il faudra peut-être repartir sur une autre direction. Il faut un choc psychologique qui remette l’ensemble du pays sur la voie de la gagne. Il faut miser sur la gagne !»
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.