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La SSII restructurée prête à de nouvelles acquistions
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Jacques Mottard, PDG de Sword Group : «Nous faisons 15% de chiffre d’affaires en France, mais 5% de notre marge. C’est aussi la preuve que cela ne va pas si bien que cela en France !»
Sword Group est une SSII, c’est-à-dire une société de service en ingénierie informatique, spécialisée et organisée en différents centres de compétences et d’expertises. Elle propose à ses clients des prestations de conseil et d’intégration à haute valeur ajoutée. Cotée en bourse, l’entreprise a beaucoup fait parler d’elle au cours de ces derniers mois puisqu’elle a installé son siège au Luxembourg et a par ailleurs procédé à des ventes, comme Armor Group, ainsi qu’à des acquisitions, comme Simalaya récemment. Quelle est sa stratégie de développement ? Jacques Mottard, PDG de Sword Group, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Pouvez-vous nous rappeler les métiers de Sword Group ? Dans l’évolution de vos acquisitions, vous avez plusieurs activités, avec des offres packagées, des offres de communication, des offres de SSII...
Jacques Mottard : Il est vrai qu’avant les ventes que nous avons réalisées au cours de ces deux dernières années, il y avait beaucoup de choses. Pour le moment, cela reste bien moins disparate. Il y a l’IT Services et le software. Dans le software, il y a deux gammes de produits : le Wholesale finance et le GRC. Le Wholesale finance, c’est la gestion d’actifs mis à la disposition des concessionnaires automobiles. C’est le traçage de la valorisation d’un parc automobile à l’instant T. Donc, c’est un outil ASP, c’est-à-dire hébergé par nous et vendu à la demande. C’est la première gamme de produits. La deuxième gamme de produits, c’est le GRC : Gouvernance, Risques et Conformité. Nous avons deux sociétés. C’est tout sur le software. Sur le service, c’est l’ingénierie du contenu, c’est la gestion de la donnée intelligente car pour gérer, il faut des outils comme le Document Management, la Business Intelligence ou les systèmes d’informations géographiques. Ce sont des outils et, au-dessus, vous avez une présentation à travers des portails. Après, vous faites de la recherche et vous avez également des outils sémantiques pour bien chercher.
Dit comme cela, cela simplifie la présentation ! Le service, c’est la donnée. Les produits, ce sont Wholesale finance et le GRC. Qu’est-ce qui relie tout cela ? C’est d’abord d’avoir des possibilités de travailler ensemble sur les mêmes clients, d’avoir des relais géographiques et de faire des synergies. Après, on peut aussi estimer qu’il y a des relais géographiques : par exemple, nous avons une petite entreprise à Dubaï qui relaie nos services, elle est gérée depuis Beyrouth mais ils ont besoin de ce relais à Dubaï. Pour les synergies, je vous en donne une très précise. Nous avons signé un accord avec Kudelski, c’est le numéro un de la sécurité, et nous avons créé une entreprise qui intègre le produit i2 d’IBM qui est un produit d’investigation. Tout cela va être lié dans un pôle GRCS (Gouvernance, Risques, Conformité, Sécurité). Ce GRCS regroupera des Business Unit Software et Services. Et là, vous me direz : mais quid de communication et technologies ? C’est simplement la spécialité dans la spécialité. C’est la capacité de gérer les portails des grandes entreprises et des organisations internationales. Donc, cela reste du portail. Je dis bien qu’il y a peu de choses dans l’entreprise, puisqu’il y a deux gammes de produits.
Dans votre gamme d’édition de logiciels, il y a des aspects très intéressants qui semblent sous-exploités ou méconnus : par exemple, le logiciel sur l’état d’une flotte automobile en temps réel et surtout la valeur de cette flotte automobile en temps réel. Puisque la technologie existe, cela ne peut-il pas s’adapter à d’autres secteurs comme des parcs informatiques ou même le marché de l’art ?