Le marché immobilier de la Côte basque continue d’être dynamique

LA VIE DE L’IMMOBILIER

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Philippe Thomine-Desmazures, fondateur de l’agence Barnes Côte Basque : «Les biens de qualité qui n’ont pas de défaut partent toujours très rapidement.»

La Côte basque continue d’être une valeur sûre : dans son dernier baromètre, l’agence Barnes indique qu’elle voit évoluer, «plutôt dans le bon sens, le marché de la Côte basque. La clientèle à la recherche de biens d’exception, à l’achat comme à la location de vacances, dispose toujours de budgets conséquents. Mais, face à une offre plus abondante, elle se montre très sélective sur l’emplacement et intraitable sur le prix». Ainsi, «le constat d’un marché à deux vitesses dressé depuis un an reste valable. Pour les biens sans défaut avec vue mer, ou proximité immédiate d’une plage, les prix se sont stabilisés. En revanche, même exceptionnels, les biens plus éloignés de la mer ou situés dans l’arrière-pays souffrent davantage. Dans l’ensemble, les ventes sont moins nombreuses et requièrent davantage de temps». Philippe Thomine-Desmazures est le fondateur de l’agence Barnes Côte Basque. Il répond à nos questions.


L’Hebdo-Bourseplus : La réputation de la Côte basque vous permet-elle d’être à l’abri de la crise ?

Philippe Thomine-Desmazures : Oui et non. Les biens de qualité qui n’ont pas de défaut partent toujours très rapidement, peu importe le prix, mais les gens font quand même attention au prix. En revanche, les biens qui vont avoir un défaut - un peu de bruit extérieur ou une importante rénovation à faire - peuvent se vendre, mais avec des décotes qui seront à prendre en considération dans le prix. Il y a vraiment un marché à deux vitesses entre les biens de première qualité, en grande partie en raison de leur emplacement, et les autres. Les meilleurs biens partent quasiment sans négociation, contrairement à des biens de qualité qui peuvent avoir des défauts, avec des négociations qui peuvent atteindre 10 à 15%.


Cela signifie-t-il aussi que les biens de qualité partent sans considération de prix ?

Oui et non, il faut toujours comparer une belle maison avec une vue mer, avec une autre... Il faut rester cohérent par rapport au marché. En revanche, pour une maison de 250 m² à Saint-Jean-de-Luz, l’acheteur ne sera pas à 50 000 ou 100 000 euros près, mais il ne faut pas être au-dessus. On peut s’autoriser une fourchette de 5% autour du vrai prix, mais j’observe que les biens pour lesquels le vendeur adopte une stratégie plus audacieuse ne se vendent pas très bien. Il vaut mieux être dans une stratégie en étant proche du prix cohérent, du prix conseillé, car la maison peut se vendre assez rapidement. Mais c’est quand même un terme assez relatif, car nous sommes sur le marché de la résidence secondaire et c’est un marché assez saisonnier. Néanmoins, les biens de premier rang avec vue mer sont assez rares, les biens de première qualité sont aussi rares, et ils peuvent partir assez rapidement. Mais, plus on monte dans les prix, plus les délais augmentent. Nous sommes sur une moyenne de six à neuf mois en général.

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