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Retour à l’optimisme pour la société de conseil informatique
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Marc Urbany, président de Vision IT Group : «Les choses vont beaucoup mieux.»
Vision IT Group est une société de conseil dont les savoir-faire s’articulent autour de trois grands axes : le conseil et la formation à travers Vision Consulting, le management de la qualité logicielle via Vision SQM et la gestion des centres informatiques (intégrant une offre de Cloud Computing), le développement d’applications métier à base de technologies innovantes et l’intégration par Vision IT. Présent dans 9 pays européens, ainsi qu’au Panama depuis début 2013, et articulé autour de 3 zones stratégiques (Zone francophone, Allemagne et Nord & Sud), Vision IT Group compte 1005 experts. Coté simultanément sur les marchés Alternext de NYSE-Euronext Brussels et Paris, Vision IT Group a réalisé un chiffre d’affaires de 105,3 millions en 2012. Son développement rapide s’appuie principalement sur la qualité de ses consultants (90% d’experts) et sur son modèle de fonctionnement en «Grid Company» qui consiste en une mise en commun des expertises des entités du groupe.
Celui-ci vient de publier les résultats de son premier semestre 2013 avec une baisse de 5% de son chiffre d’affaires : «La zone francophone réalise un chiffre d’affaires de 31,5 millions, en baisse de 3,1% par rapport au premier semestre 2012. L’activité au Luxembourg poursuit sur sa lancée du premier trimestre 2013 avec une croissance organique de 9% sur l’ensemble du semestre grâce notamment à l’investissement de l’équipe managériale. En Allemagne, le chiffre d’affaires du second trimestre 2013 est en ligne avec celui de la même période 2012, soit une nette amélioration par rapport au premier trimestre 2013. Le chiffre d’affaires du semestre enregistre une baisse de 5,2% compte tenu de la mauvaise performance du premier trimestre». Malgré un contexte économique encore difficile, avec une pression sur les prix qui perdure, Vision IT Group s’attend cependant à «une activité commerciale dynamique qui produit un taux d’activité de bon niveau, en amélioration depuis le début de l’année». Marc Urbany, PDG de Vision IT Group, répond à nos questions.
L’Hebdo-Bourseplus : L’année 2013 semble avoir commencé plus difficilement que les autres années, sauf en Allemagne : comment analysez-vous cette situation ?
Marc Urbany : Il est vrai que le premier semestre a été relativement décevant. Le marché est resté compliqué, sous pression, avec une concurrence accrue sur les différents appels d’offres. Cela dit, si l’on analyse bien les choses, notre niveau d’activité n’a pas été si mauvais que cela, il a même été plutôt bon. Nous avons partout des taux d’activité supérieurs à 85% : c’est quand même un indicateur important, à l’exception du Luxembourg où nous avons un taux d’activité un peu plus faible, mais c’était une société qui était en restructuration. Le taux d’activité de l’Allemagne est de 80%, donc inférieur à la moyenne : cela dit, ce n’est pas si mal pour l’Allemagne. C’est également le cas pour les Pays-Bas, où nous sommes à 80% de taux d’activité. Alors, comment expliquer la baisse du chiffre d’affaires ? Il y a d’abord un effet mécanique, puisque nous avons eu deux jours de production en moins. C’est la principale raison. À cela s’ajoute un effectif inférieur à celui de 2012. Nous avons cédé une petite activité de prestation de services en Italie, qui représente 15 personnes, nous avons fermé deux sites en France - Lille et Lyon - car nous avons décidé de piloter depuis Paris l’accompagnement de nos clients sur ces sites. Nous avons perdu 25 personnes à travers cette démarche. Nous avons un effectif inférieur à celui du premier semestre 2012, mais cet effectif a surtout diminué au cours du second semestre 2012, alors que nous sommes plutôt sur un effectif constant au premier semestre 2013.
N’êtes-vous pas aussi victime de votre positionnement qui fait que l’on fait appel à vous pour du conseil lourd, pour des redéfinitions importantes des infrastructures, alors que nous sommes dans une période où l’on n’a pas nécessairement envie de tout changer, mais plutôt de faire durer…