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Économie : pourquoi Hollande va droit dans le mur
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Charles de Courson, député UDI de la Marne : «On peut aller vers une crise politique très grave.»
Contrairement à ce qu’affirment les responsables du PS, Charles de Courson n’a pas attendu l’affaire Cahuzac pour se distinguer. En effet, tous ceux qui ont un peu de culture économique et politique connaissent évidemment ce parlementaire centriste de la Marne.
Charles de Courson est député UDI de la Marne et président de la commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac, ce qui lui vaut de faire la une de l’actualité estivale. Il a accepté de répondre à nos questions pour cet entretien politique.
L’Hebdo-Bourseplus : François Hollande continue de se montrer très optimiste sur la reprise économique, avec sa fameuse méthode : «Je dis que tout va bien et, à force de le dire, tout se passera bien…» Malheureusement, ce n’est pas du tout ce que ressentent les Français en ce moment. Partagez-vous ce constat ?
Charles de Courson : Totalement, hélas ! Le président est optimiste parce que, dans ses jeunes années, il a étudié l’économie, comme beaucoup, et, à l’époque, il y avait ce que l’on appelle les cycles de Juglar et de Kondratieff, c’est-à-dire des cycles de cinq à six ans. Il est persuadé que les choses vont reprendre mécaniquement, que c’est automatique… Il n’y a qu’un malheur, c’est que nous ne sommes plus dans une période de croissance... Nous sommes en crise économique, nous sommes dans un monde ouvert dans lequel vous ne pouvez bénéficier de la mondialisation que si vous êtes compétitif ! Il y a des secteurs dans lesquels la France est compétitive, comme l’aéronautique, les parfums ou l’agroalimentaire, mais il y en a beaucoup d’autres dans lesquels nous ne sommes pas compétitifs. La perte de compétitivité, depuis vingt ans maintenant, nous coûte 1% de croissance chaque année. Nous sommes sur une croissance de 0,7% à 1%, mais pas plus.
Toutes les études démontrent que les augmentations successives d’impôts et de charges entraînent une baisse des recettes de l’État, puisque les gens travaillent moins, ils sont moins enclins à mouiller leur chemise pour produire de la richesse, alors que si l’on baisse les impôts, les rentrées fiscales sont souvent supérieures… Pourquoi nos gouvernants ne comprennent-ils pas cela depuis quelques décennies ?