L’UMP ne veut pas abandonner le débat européen

EN DIRECT AVEC...

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Pierre Lequiller, député UMP des Yvelines : «La position de la France sur la question de l’adhésion à la Turquie a changé sous Hollande.»

À l’approche des prochaines élections européennes, l’UMP n’a pas l’intention d’abandonner le débat aux anti-européens ni aux souverainistes. Le débat pourrait prendre de l’ampleur à la rentrée puisque l’Europe et la Turquie viennent d’ouvrir de nouveaux chapitres de négociations, ce qui signifie que le débat sur l’intégration de la Turquie en Europe est loin d’être terminé.

La position officielle de l’UMP reste inchangée : non à l’entrée de la Turquie. En revanche, le parti d’opposition plaide pour une intégration européenne plus importante, avec la mise en place d’une véritable Europe fiscale et politique. Pierre Lequiller, député UMP des Yvelines, est l’homme d’influence dans l’élaboration du programme européen de l’UMP. Il répond à nos questions.


L’Hebdo-Bourseplus : A l’époque où la Turquie était ouverte vers l’Occident, il y avait encore quelques arguments, certes discutables, pour l’intégrer à l’Union européenne. Mais aujourd’hui, compte tenu de la configuration actuelle, le débat que nous avions il y a 10 ans est devenu caduc…

Pierre Lequiller : Il est caduc pour une raison de fond. À l’UMP, nous voulons construire une Europe politique. On a déjà beaucoup de mal à la construire à 27, ou à 28 maintenant, et faire entrer un pays qui est d’une culture différente de la nôtre, qui a un passé de grande puissance et qui a effectivement tourné le dos aux principes d’Atatürk - c’est-à-dire la laïcité - ce n’est pas possible. Pour nous, c’est clair : la Turquie ne doit pas entrer dans l’Union européenne. La principale raison, c’est l’évolution de la Turquie elle-même.

Tous les grands principes de laïcité sont aujourd’hui remis en cause, il y a eu les manifestations qui ont été réprimées avec une dureté incroyable… J’ai souhaité mettre le doigt sur ce problème en interrogeant le gouvernement afin de savoir quelle était la position de la France. En effet, les observateurs n’ont pas relevé que la position de la France sur la question de l’adhésion à la Turquie a changé sous Hollande. Nicolas Sarkozy s’était opposé aux cinq chapitres qui permettaient l’adhésion de la Turquie, alors que François Hollande a donné son feu vert pour l’un de ces cinq chapitres.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.