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Paris : Delanoë et Hidalgo seront bientôt sur le grill judiciaire.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Les “Affaires” avaient embarrassé l’époque Chirac-Tibéri (1977 à 2001) dans la gestion de la “ville capitale”,avec in fine un procès tronqué sur les emplois “fictifs” au service du RPR, Juppé payant les pots cassés et Chirac remboursant une modique somme (ce qui n’était pas prescrit). On allait voir du neuf, du beau, du propre, de l’honnête... avec l’arrivée de Bertrand Delanoë et de son équipe. Les documents que nous avons eu en main prouvent que non.
Nous avons pris connaissance d’une plainte déposée par un contribuable de Paris, soutenue par une association de contribuables, qui a cité en justice la ville de Paris, à travers la personne de son maire et, bien sûr, de toute son équipe, dont sa première adjointe, qui est candidate désignée du parti socialiste à sa succession. La ville de Paris, en 2001, était censée passer de l’ombre à la lumière, de l’ère des scandales à celle de l’honnêteté, de la société JCDecaux à des appels d’offres bien administrés, sans aucune contestation possible, officiellement les « honnêtes gens » prenaient le pouvoir. Certes « tout accusé est présumé innocent », cependant certains faits prouvent que la réalité n’a pas été à la hauteur des promesses électorales.
Toute personne qui circule dans la ville de Paris croise régulièrement les panneaux de la société JCDecaux, désormais attributaire outre du mobilier urbain, de tous les panneaux publicitaires, un contrat en or massif qui a été accordé en contrepartie de la mise à disposition gratuite du principe de la location de vélos, les fameux Velib’. Il y a eu, aussi, et la justice ne s’est pas encore prononcée définitivement sur le sujet, une semble t-il tentative d’extorsion de subvention au détriment de la société Derichebourg pour que cette dernière obtienne un contrat relatif à l’enlèvement des ordures ménagères, en échange d’une aide significative, réclamée haut et fort par la mairie, pour un club sportif. Il est évident que si ces faits étaient avérés, ce serait grave, mais la justice étant lente elle ne traite actuellement que le dossier des électeurs indument inscrits sur les listes électorales du cinquième arrondissement avant 2001…
Une nouvelle série de “présumés innocents” s’avance.
Nous sommes en 2013. Il va falloir peut-être encore quelques décennies avant de connaître les décisions définitives de justice à propos des différentes affaires du règne Delanoë et ses consorts. La plainte que nous avons eue en main (nous avons vérifié les informations), permet de constater que, si les faits sont avérés, il sera alors possible de dire que le maire de Paris est, pour le moins, « négligent ». En février 2009, la ville de Paris a créé une association dénommée « Le Laboratoire Paris Région Innovation » (acronyme PRIL). Cette dernière, créée par la ville de Paris comprend comme autres membres fondateurs le département de Paris (à Paris les conseillers de Paris siègent le matin en conseil municipal et l’après-midi en conseil départemental) et la région Île-de-France, présidée par le compère déjà condamné, Monsieur Huchon.
Cette association a trois missions principales à savoir : être l’opérateur permettant aux porteurs de projets innovants de les tester « in situ et in vivo » dans la métropole parisienne ; promouvoir des solutions innovantes auprès des collectivités membres et les conseiller pour leur mise en œuvre (par le biais de la commande publique, une sorte de « préférence parisienne », clin d’œil peut-être à l’électorat front national ; et, enfin, être la vitrine technologique des innovations franciliennes. Tout cela peut paraître ronflant, cela peut participer d’une bonne idée. Pour aller rapidement Le Laboratoire Paris Région Innovation a été constitué en association, mais devait être transformé très rapidement en groupement d’intérêt public, ce qui est plus conforme à la loi.