La députée UMP des Yvelines et ancienne ministre du Budget commente l’actualité économique

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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Valérie Pécresse : «Fiscaliser le capital, c’est détourner les Français de l’épargne en actions, donc de la prise de risque et du financement de notre économie.»

Valérie Pécresse est chef de file de la droite francilienne, numéro 2 de l’UMP, ancienne ministre du Budget et député UMP des Yvelines. Elle commente l’actualité économique dans l’entretien exclusif qu’elle a bien voulu nous accorder. Valérie Pécresse ne manie pas la langue de bois, elle le prouve dans cet entretien, elle se prononce pour une libération fiscale.


L’Hebdo-Bourseplus : Le gouvernement espère une reprise. On observe actuellement un rebond, mais de nature purement technique car les stocks sont vides et les entreprises doivent produire pour les reconstituer. N’est-ce pas le signe d’une reprise qui reste artificielle ?


Valérie Pécresse : J’aimerais que la croissance, quand elle repartira, soit une croissance durable et une croissance fondée sur nos atouts. Je n’aime pas entendre François Hollande dire que nous allons nous arrimer à la croissance chinoise… Pour moi, ce n’est pas digne de la cinquième puissance mondiale. La cinquième puissance mondiale doit retrouver en elle-même les ressorts de sa prospérité et ne pas attendre que la croissance revienne aux États-Unis et en Chine pour se mettre à la remorque de l’Allemagne.

Nous devons être plus compétitifs et, pour cela, il faut accepter de continuer à réformer le droit du travail et les 35 heures, qui doivent être totalement assouplies par des accords d’entreprise. Cela ne veut pas dire que tout le monde doit revenir aux 39 heures mais, en fonction de la situation de l’entreprise et en accord avec les partenaires sociaux, on décide du bon temps de travail dans les entreprises pour sauvegarder l’emploi.

Il y a des entreprises qui ont besoin de travailler 32 heures, c’est l’accord Renault, il y a des entreprises qui ont besoin de travailler 39 heures, c’est le cas de nombreuses PME, et il y a d’autres entreprises qui s’accommodent très bien des 35 heures. Pour la fonction publique, il faut envisager une augmentation du temps de travail en échange d’une revalorisation des salaires : c’est un sujet extrêmement tabou, mais c’est la seule façon de baisser la dépense publique aujourd’hui. 

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