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Investissement dans l’immobilier : quelques clés de compréhension du marché
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Henry Buzy-Cazaux : «Le mécanisme de la plus-value est le dernier moyen efficace de s’enrichir.»
Le Salon de la Copropriété se déroulera les 13 et 14 novembre prochain à la Porte de Versailles à Paris. Nous reviendrons bien entendu sur cet événement à la rentrée. Les organisateurs viennent de publier les résultats d’une enquête sur l’investissement des Français dans l’immobilier, notamment dans la gestion locative. Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du management des services immobiliers, commente les grandes tendances de cette étude. Diplômé de l’ESSEC et titulaire d’une agrégation de philosophie, Henry Buzy-Cazaux a présidé l’École supérieure des professions immobilières.
Il a également été chargé de mission au Groupe permanent de lutte contre l’illettrisme, puis conseiller de François Bayrou et de Pierre Méhaignerie. Par la suite, il a occupé la fonction de conseiller du président de la Fédération nationale de l’immobilier de 1991 à 1997, avant d’être successivement directeur délégué du Crédit immobilier de France et directeur général adjoint du groupe Foncia. Vice-président du groupe Tagerim depuis 2006, Henry Buzy-Cazaux est, par ailleurs, président du groupe Logement du forum des villes ainsi que fondateur de l’Institut des territoires et de l’immobilier du groupe ESSEC.
L’Hebdo-Bourseplus : Les Français sont de plus en plus réticents à l’idée d’investir dans l’immobilier, en raison du matraquage fiscal et aussi du manque de lisibilité. N’est-ce pas ce qui explique le désintérêt de beaucoup d’entre eux pour l’investissement immobilier ?
Henry Buzy-Cazaux : Incontestablement. J’ai participé à l’émission «C dans l’air» le mois dernier et j’ai prononcé cette phrase terrible : «Il vaut mieux une fiscalité critiquable, mais stable, plutôt que d’avoir une fiscalité que l’on modifie une fois par an…» Ce grief d’instabilité pèse essentiellement sur l’investissement neuf. Quand vous regardez le statut de l’investisseur dans l’ancien, ce que l’on appelle le statut du déficit foncier, qui est beaucoup moins généreux que les dispositifs fiscaux que l’on a connus depuis 30 ans, cela reste une fiscalité moins attractive mais très stable.
Ce statut n’a pas été retouché depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, l’investisseur dans le neuf se demande si le dispositif Duflot ne va pas être retouché dans quelques mois par la loi de finances. Il y a eu 70 000 investisseurs chaque année dans le neuf avec le Scellier, les dispositifs successifs en ont fait sortir du bois entre 30 000 et 50 000, ces investisseurs ont tout lieu de se dire qu’ils sont malmenés aujourd’hui. Mais je rappelle que nous n’avons pas cette instabilité dans l’ancien, avec un dispositif qui ne manque pas d’intérêt. On ne fait pas suffisamment la promotion de cela. Acheter dans l’ancien pour louer est quelque chose qui continue de séduire. Il y a à peu près 80 000 opérations qui se font chaque année dans l’ancien, c’est-à-dire beaucoup plus que dans le neuf.
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