La multiplication des taxes dépossède les Français

LA VIE DE L’IMMOBILIER

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Maël Bernier, porte-parole d’Empruntis :  «Nous n’avons aucune influence sur la peur des gens.»

La situation du marché immobilier parisien est catastrophique. Les notaires de Paris-Ile-de-France viennent d’annoncer que les prix de la pierre restent stables sur le trimestre, à 8 260 euros le mètre carré, avec une progression de 0,1% sur un an. Néanmoins, malgré des taux d’emprunt très bas, on enregistre un effondrement des ventes dans la capitale : sur un an - 26 % dans l’ancien et - 32% dans le neuf. «La baisse des volumes a une seule explication : la psychologie des vendeurs, tout comme celle des acheteurs. Les gens ont peur et ne bougent plus, ne déménagent plus, la peur du chômage et le contexte économique paralysent les potentiels acquéreurs ou vendeurs. Néanmoins, le déficit de l’offre est tel en Ile-de-France, et surtout à Paris, que même avec une demande qui diminue, les prix sont maintenus à des niveaux équivalents car la demande reste malgré tout supérieure» souligne Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole du courtier Empruntis.com. Maël Bernier fait le point sur la situation du marché parisien.


L’Hebdo-Bourseplus : Le tableau est assez catastrophique car on constate que le marché est complètement bloqué…

Maël Bernier : Il y a moins d’acheteurs et il y a moins de vendeurs. Sur l’ancien, il y a pas mal de gens qui ont reporté leurs ventes et, sur le marché parisien, il ne reste plus que les achats contraints, c’est-à-dire les gens qui divorcent ou ceux qui sont mutés. Auparavant, il y avait une catégorie d’acheteurs et de vendeurs qui déménageaient pour avoir un bien plus grand ou une meilleure exposition, or tous ces gens ont reporté leur achat.


L’idée selon laquelle la multiplication des freins entraînerait une baisse des prix et que la baisse des prix favoriserait l’hébergement des classes moyennes était donc infondée…

C’est le but du gouvernement mais, malheureusement, cela ne favorise pas du tout les classes moyennes, bien au contraire. D’autant qu’il n’y a plus d’aide à l’accession et les prix ne bougent pas. Le vrai problème, aujourd’hui, c’est l’emploi et la sinistrose ambiante qui ne fait que s’accentuer.

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