⟵ Retour
Pourquoi la droite intelligente votera pour NKM à l’élection primaire parisienne !
EN DIRECT AVEC...
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Nathalie Kosciusko-Morizet : « Ne laissons pas passer la chance de l’alternance à Paris. »
La primaire pour désigner le candidat UMP à l’élection municipale est ouverte à tous les parisiens et il n’est pas obligatoire d’être adhérent de l’UMP. Cette primaire s’adresse vraiment à tous les Parisiens. Le scrutin se déroule du 28 mai au 3 juin et vous pouvez vous inscrire sur le site primaireparis.fr avant le 3 juin. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à la clôture du scrutin. Tous les électeurs de droite doivent se poser les questions suivantes : Quel est le candidat capable de battre la gauche ? Quel est le candidat capable de porter l’image de Paris dans le monde avec crédibilité, dynamisme et compétence ? Quel est le candidat qui a suffisamment de stature pour incarner cette fonction, car il s’agit bien d’élire le maire de Paris et non celui d’une sous-préfecture de province...
Certains tentent de détourner le débat en introduisant des questions hors sujet, mais il ne s’agit pas d’un concours de proximité idéologique ou de télé-réalité pour désigner celui qui tiendra le discours que l’on a envie d’entendre. L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy nous a accordé un entretien exclusif, à bâtons rompus, vous pourrez constater qu’elle connaît parfaitement son dossier et qu’elle a des idées et de l’énergie à apporter à Paris, qui en a tant besoin. Rappelons par ailleurs qu’elle a déjà exprimé publiquement sa ferme hostilité à la construction d’autre tours qui défigureraient la capitale, un argument qui devrait toucher de nombreux parisiens attachés à l’harmonie de l’architecture de leur ville. En lisant ces lignes, vous comprendrez pourquoi la droite intelligente votera NKM à la primaire parisienne.
L’Hebdo-Bourseplus : Beaucoup de Parisiens ont le sentiment que Paris a perdu de son attrait depuis plusieurs années. Certes, c’est une grande capitale mondiale, elle fait rêver, elle attire encore beaucoup de monde mais, derrière le prestige de la marque, il y a une réalité qui se dégrade… Partagez-vous ce sentiment ?
Nathalie Kosciusko-Morizet : Paris subit un déclassement économique et un déclassement culturel. Par exemple, en matière économique, il y a un classement factuel des villes qui attirent les investissements internationaux. La question ne porte pas sur l’envie d’investir, mais sur la réalité de l’investissement. En 2012, Paris est passée de la sixième à la dixième place en matière d’investissements internationaux : quatre places en un an, c’est considérable, c’est une perte pour les entreprises et pour l’activité.
Dans le cadre des porte-à-porte que je fais dans le cadre de la primaire, il ne faut pas croire que ce soit un sujet réservé aux capitaines d’entreprise. Je croise des gens qui me disent : « Notre premier problème, c’est l’emploi. On a l’impression que rien n’est fait pour nous, on nous parle des contrats d’avenir mais, à 55 ans, on n’est pas concerné... On nous parle des contrats de génération, on pense que c’est un gadget et, quand on allume la télévision, on nous parle de PSA et de Petroplus…» Ce sont par exemple des secrétaires ou des assistantes de direction qui me disent cela. Le départ des sièges sociaux est une énorme perte pour la capitale et pour tous ses habitants. Mais ce n’est pas une fatalité. La semaine dernière, j’étais à Londres avec le maire Boris Johnson et j’ai regardé de près sa manière de travailler.