Ordre et désordres : quand la médecine de bon sens se heurte au harcèlement administratif

LITTÉRATURE

✍️ Par Yannick URRIEN

Sylvie Simon est journaliste et écrivain, elle est l’auteur d’une quarantaine de livres pour combattre les idées reçues et dénoncer la désinformation en matière de santé. Elle a déjà publié plusieurs essais sur des scandales : sang contaminé, vache folle, amiante, hormones de croissance, vaccins... À travers de nombreuses conférences, en France et à l’étranger, Sylvie Simon souhaite réveiller les consciences endormies par le matraquage ambiant. Elle nous invite à réfléchir, à être responsables de nos décisions en parfaite connaissance de cause et à réviser entièrement nos valeurs et notre système de pensée.Son dernier livre, intitulé «Ordres et désordres», est une bombe médiatique, car elle y dénonce les protocoles, «maîtres mots de la médecine d’aujourd’hui, une médecine de masse appliquée mécaniquement au gré des études épidémiologiques et des essais cliniques menés par les laboratoires pharmaceutiques».

En lisant son livre, on découvre que les médecins ne sont pas libres, qu’ils sont soumis à des protocoles et que le malade est traité à la chaîne : à chaque maladie correspond un protocole, alors que lorsque l’on va chez son médecin, on a toujours l’impression qu’il prend sa décision en fonction de ce que nous sommes et de nos particularités physiques : «On fait une médecine de masse et l’on soigne tout le monde de la même façon. C’est pour cette raison que la médecine est en pleine faillite en ce moment. Il y a des gens qui ne sont pas très malades et qui vont voir le médecin pour n’importe quoi : c’est une erreur énorme. Les médecins se tournent vers leur ordinateur et ils vous donnent des médicaments en fonction de la maladie que vous avez. Ils soignent en fonction de la maladie et non en fonction des malades !» Cette tendance date des années 70 et 80 : «Autrefois, on avait des médecins de famille qui connaissaient les familles et qui soignaient les gens selon les familles, car on ne peut pas soigner de la même façon un enfant qui est bien nourri dans une famille qui l’aime et qui est très saine, par rapport à des enfants très pauvres qui sont mal nourris. C’est pourtant ce que l’on fait et c’est complètement ridicule… Maintenant, ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui gèrent la vie des gens. Aujourd’hui, le lobby pharmaceutique est beaucoup plus important que le lobby des armes ou les banques !»

En France, il y a le fameux Ordre des médecins qui fait en sorte que dès que certains médecins essaient de sortir du protocole, ils sont exclus, ils sont mis au pilori médiatique et on les accuse presque d’être membres d’une secte : «C’est ce que je démontre dans mon livre. Cela devient de la folie, cette «sectomanie» qui existe en France, n’existe qu’en France. C’est le même problème pour l’Education nationale. On a voulu égaliser tout cela, mais on l’a égalisé par la base et non par le sommet. Les gens sont coupables parce que ce sont eux qui vont voir le médecin en lui demandant tel ou tel produit parce qu’ils sont malades et qu’ils doivent être en forme le lendemain. Mais quand j’ai un rhume, je prends des gouttes avec des essences naturelles, et le lendemain je suis en pleine forme. Or, les gens n’essaient même pas ! Mais la médecine a fait d’énormes progrès sur le plan de la chirurgie, c’est extraordinaire, l’anesthésie, la douleur… Tout cela n’est pas de la médecine, c’est de la technologie. Aujourd’hui, on fait des opérations remarquables sans ouvrir le corps humain, c’est parce que nous avons une technologie remarquable. Aujourd’hui, on ne soigne pas la maladie, mais les manifestations de la maladie. D’ailleurs, j’ai entendu certains médecins dire qu’ils sont incapables de soigner un zona et qu’il vaut mieux aller voir un rebouteux !»

Elle ajoute : «J’ai assisté à des quantités de procès de médecins amis auxquels on disait : «Oui, vous l’avez guéri, certes, mais vous n’aviez pas le droit de le faire avec ces produits…» Quand ces médecins passent devant le Conseil de l’Ordre, le président dit toujours : «Effectivement, vous l’avez sauvé, mais ce n’est pas la question. La question, c’est que vous n’aviez pas le droit d’utiliser des produits qui n’ont pas l’autorisation de mise sur le marché». C’est monstrueux !» En lisant son livre, son conseil est simple : «Votre santé n’intéresse que vous, vous êtes le meilleur garant de votre santé. C’est à vous de savoir si vous êtes malade ou non, et de ne pas aller voir un médecin à tout bout de champ pour qu’il vous donne une petite pilule miracle alors que vous fumez comme un pompier et que vous mangez n’importe quoi. Hippocrate disait que notre nourriture, c’est notre médicament. Notre nourriture c’est notre poison quotidien, donc il ne faut pas dire que c’est un médicament. Les gens font tout pour s’empoisonner et, après, on va prendre une pilule miracle pour les désempoisonner...»

Dans son ouvrage, elle dénonce ce système qui nuit à la santé des patients, en refusant de tenir compte des spécificités de chacun, certains médecins et pharmaciens ont décidé de résister. Ils entendent appliquer une médecine plus humaine, une médecine qui soigne des personnes et non des maladies. Mais c’est sans compter sur l’administration, qui veille à ce que les protocoles de traitements médicaux soient appliqués à la lettre, les enfants vaccinés à tour de bras et les adultes dépistés en masse, parce qu’il en a été décidé ainsi... Si les recommandations des autorités ne sont pas strictement mises en application, les divers Conseils de l’Ordre et la mission de lutte contre les sectes savent s’unir pour que tous les praticiens retrouvent le droit chemin... celui de la médecine robotisée et «rentable» pour l’industrie pharmaceutique.

«Ordre et désordres : quand la médecine de bon sens se heurte au harcèlement administratif» de Sylvie Simon est publié aux Editions Mosaïque Santé.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.