Entretien exclusif avec la présidente du Front National

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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Marine Le Pen : « Cela ne fait que dix ans qu’il y a l’euro, c’est une mini parenthèse dans l’histoire de France…»

Tout le monde reconnaît que le Front National a le vent en poupe. Le résultat de l’élection législative partielle dans l’Oise vient une nouvelle fois de démontrer la puissance du parti de Marine Le Pen, alors que les récents aveux de Jérôme Cahuzac, après ses mensonges à l’Assemblée nationale, ne devraient que renforcer les voix lepénistes… Marine Le Pen répond à nos questions pour évoquer l’actualité politique et la campagne que lance le Front National contre l’euro.


L’Hebdo-Bourseplus : En ce moment, les automobilistes se plaignent d’être harcelés par l’augmentation des contraventions, les propriétaires immobiliers d’être rançonnés par la multiplication des taxes, les contribuables sont matraqués, les entrepreneurs ne peuvent plus recruter, les salariés sont dépités, les manifestants sont même gazés ! Quel regard portez-vous sur la situation de notre pays ?


Marine Le Pen : Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles. Mais des mauvaises nouvelles qui étaient prévisibles, tout cela ne tombe pas du ciel. Je pense que les Français, avec un peu de recul, doivent admettre qu’en écoutant le Front National, ils ont eu une vision très précise de ce qui allait se dérouler. De toute façon, la situation aurait été la même, quel que soit le candidat du deuxième tour qui aurait été élu. En effet, c’est un gouvernement technique qui reçoit sa feuille de route de l’Union européenne et l’Union européenne a décidé d’imposer à la France une politique d’austérité draconienne qui consiste à faire payer par le peuple le sauvetage de l’euro, à tout prix, y compris par la multiplication des taxes et la baisse des bonnes dépenses.

Parce que, les mauvaises dépenses, on n’y touche pas : c’est-à-dire l’immigration, 70 milliards d’euros par an, la fraude sociale, 20 milliards d’euros par an, la contribution à l’Union européenne, 7 milliards d’euros par an… Tout cela ne fait pas l’objet de la politique d’austérité. En revanche, les contribuables et les consommateurs sont là pour payer jusqu’à plus soif, y compris les déposants dans les banques. Avec ce qui s’est passé à Chypre, on sait maintenant ce que l’Union européenne a derrière la tête, notamment de faire payer l’insolvabilité des banques par les braves déposants et épargnants à qui l’on avait pourtant promis que l’euro protégerait leur épargne. Cette situation est pré-révolutionnaire. Si l’on ajoute à cela le fait que l’on touche aux valeurs traditionnelles de notre pays, à son organisation ancestrale, avec l’aggravation de l’insécurité ou la multiplication de l’immigration… Le problème des Roms devient extrêmement prégnant. Je ne serais pas étonnée si, d’ici à quelques mois, la grogne se transformait en révolte et peut-être même en révolution.


Ce qui serait dramatique pour notre pays, puisque l’on ne sait pas sortir d’une crise dans la douceur et l’intelligence… Pourquoi est-on toujours obligé de passer par la rue, alors qu’il existe des solutions alternatives ?

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