Trois parlementaires UMP souhaitent faire supprimer le Conseil Economique et Social

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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Franck Gilard, député UMP de l’Eure :«Le CESE est une espèce de chambre de réflexion dont on peut se demander très objectivement à quoi elle sert.»

Les députés UMP Franck Gilard, Hervé Mariton et Marc Le Fur viennent de déposer une proposition de loi constitutionnelle visant à supprimer le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental). Selon ces parlementaires, la disparition de cet organe consultatif, qui se contente généralement d’organiser des colloques sur des sujets de société et rémunère mensuellement 3768 euros chacun de ses 233 membres, permettrait à l’État d’économiser 38 millions d’euros par an : «A l’heure où les caisses sont vides, l’adoption d’une telle proposition de loi serait bienvenue». Par ailleurs, selon les derniers projets de loi de finances, «le CESE n’a été saisi par le gouvernement qu’à deux reprises en 2009.

Et, pour les années 2010, 2011 et 2012, aucun chiffre n’est disponible dans les documents budgétaires au titre des indicateurs de performance». La suppression du CESE, doublée de celle de ses épigones en Région (c’est-à-dire la vingtaine de Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux) ferait économiser environ 100 millions d’euros à la collectivité. Franck Gilard, député UMP de l’Eure, répond à nos questions.


L’Hebdo-Bourseplus : D’abord, qu’est-ce que ce Conseil Economique, Social et Environnemental, qui est très mal connu ?


Franck Gilard : Le Conseil Economique, Social et Environnemental est censé représenter la société civile dans l’élaboration des politiques publiques. C’est un mini parlement, avec des locaux modernes, composé de socioprofessionnels cooptés par les syndicats, les milieux patronaux ou le président de la République. Nous avons eu le summum avec Yvette Horner, qui avait besoin d’un complément de retraite : le président Mitterrand l’avait cooptée au Conseil Economique et Social...


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