Crédit Agricole : abonné aux problèmes.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
Les pertes de 2012 ne sont que la “cerise sur le gâteau” d’erreurs de gestion qui ont fait perdre plus de 35 milliards € en moins de quinze ans au Crédit Agricole, des bons du Trésor russe à la Grèce, en passant par l’Argentine et l’Italie ou encore des spéculations frauduleuses à Wall Street (il n’y a pas eu que les subprimes), ce qui n’a rien à voir avec l’objet social mutualiste et de financementde l’économie française. Il y a encore pour près de 15 milliards € de pertes à venir (survaleurs au bilan). On dit bravo ?
Au Crédit Agricole, les bêtises se poursuivent d’année en année. Lors de la dernière étude financière que nous avions publié dans l’Hebdo Bourse Plus sur le CréditAgricole, le cours était compris entre 12 et 13 euros, alors, j’ avais indiqué qu’il y avait une forte vague de baisse à venir, et, bien évidemment, l’avenir m’a donné raison. J’avais insisté, dans cette longue étude financière sur le Crédit Agricole, sur le fait que les comptes de l’année précédente avait été réalisés avec « trucage », et que, de surcroit, le Crédit Agricole S.A. se trouvait avec une énorme masse de survaleur dans ses bilans, ayant acheté beaucoup trop cher des établissements étrangers, où il était souvent, bien entendu, cerise sur le gâteau, minoritaire. Le Crédit Agricole a dû payer pour sortir de Grèce, cela lui a couté très cher, cela a couté exactement ce que j’avais indiqué à savoir presque 14 milliards d’euros entre l’investissement perdu, la recapitalisation, les pertes assumées par Crédit Agricole S.A… Au moment où j’avais publié cette étude, une petite polémique était intervenue, certains lecteurs étant allés voir leurs responsables de caisse, et lesdits responsables de caisse, dument chapitrés par leur direction de la communication, avaient osé contester les chiffres… On a pu voir qu’ils étaient réels, 100% vrais, vérifiés et qu’il ne s’agissait pas debricolage, mais tout simplement de véritables pertes, qui sont aujourd’hui pour partie extériorisées dans les comptes.
Mensonges aux actionnaires.
Le Crédit Agricole, dans sa communication envers les actionnaires, est un «menteur en série ». Au moment de la crise des « subprimes », le Directeur Général de l’époque, monsieur Pauget, avait osé affirmer dans la presse économique que son établissement n’était pas touché, on a pu voir, malheureusement, qu’il n’en était rien. Lorsqu’il y a eu l’obligation d’une recapitalisation, il a osé affirmer, là encore, et c’était le même individu, que la distribution de dividendes serait assurée, à même hauteur que par le passé… Bien évidemment, il n’en fut rien ! A moment du démarrage de la crise en Grèce, le Crédit Agricole a dit qu’il s’agissait d’un risque de quelques centaines de millions d’euros, quelques milliards, six mois plus tard, et, conformément à ce que je viens de vous rappeler, c’est bien ma valorisation du risque, à savoir presque 14 milliards d’euros au cumul de tout ce qui a été englouti, qui a été le solde de l’affaire de la banque Emporiki. Le Crédit Agricole S.A. vaut actuellement, avec son cours légèrement supérieur à 7 euros, entre 17 et 18 milliards d’euros en Bourse. S’il n’y avait pas eu l’affaire Emporiki, l’action serait aux alentours de 13 voire 14 euros.
S’il avait eu de bonnes décisions prises dès 2010, au moment où l’étude financière a été publiée, la facture aurait été 10 milliards d’euros inférieure à celle qu’elle fut, au final. Certains vous disent que le Crédit Agricole, ce n’est pas seulement que le Crédit Agricole S.A., « la banque tête de réseau », mais c’est surtout les caisses locales, à structure mutualiste, qui sont copropriétaires des caisses régionales, dans un système pyramidale qui permet aux énarques de contrôler tout, sans avoir mis un seul euro de risque capitaliste. Le groupe Crédit Agricole, c’est vrai, est bien évidemment à structure théorique mutualiste. Ceci étant dit, il ne faut pas oublier que le Crédit Agricole S.A. détient 25% de chacune des caisses régionales du Crédit Agricole, et que, collectivement, via la S.A.S. rue la Boétie, les caisses régionales détiennent environ 57% du capital du Crédit Agricole S.A. Cela veut dire donc que, dans les comptes des comptes des caisses régionales qui pressurent leurs clientèles ordinaires, dans la banque de détails, banque qui ne fait pas dans le détail en ce qui concerne la facturation des agios, les pertes qui sont celles de la maison mère, aujourd’hui dirigée par Jean-Paul Chifflet, sont pour partie pour les comptes des sociétés à structure mutualiste.
Le client “incité” à recapitaliser.
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.