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Le premier syndicat des réseaux de mandataires immobiliers
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Jean Lavaupot, fondateur de MegAgence : «Nous sommes installés dans une baisse pour quelques années.»
Les dix principaux réseaux de mandataires en immobilier (AB Immobilier, Acovim, CapiFrance, Groupement immobilier, IAD, La Fourmi Immo, MegAgence, OptimHome, Proxica et Safti), qui regroupent 6000 négociateurs immobiliers, viennent de constituer leur premier syndicat, baptisé Syremi. En France, environ 10 000 mandataires indépendants - également appelés agents commerciaux immobiliers ou mandataires immobiliers - et 500 salariés travaillent dans ces réseaux apparus sur le marché immobilier il y a une dizaine d’années. Agents commerciaux agissant pour le compte d’une agence immobilière (le siège de ces réseaux), ces mandataires travaillent à domicile et ils utilisent Internet pour seule vitrine.
Ils ont le statut de travailleur indépendant, ils sont rémunérés uniquement à la commission et ils paient une redevance mensuelle à leur réseau pour la palette de services et la formation qui sont mis à leur disposition. Ils ne peuvent accomplir aucun acte juridique (comme un compromis de vente), qui doit être effectué par un notaire, ni percevoir de fonds (par exemple, dépôt versé lors de la signature du compromis). Dans les réseaux traditionnels, les agences immobilières ont, elles aussi, très fréquemment recours à des agents commerciaux rattachés à l’agence physique, et non au siège. Jean Lavaupot, président du Syremi, souligne que la part de marché des mandataires aurait atteint 7% des transactions l’an dernier. Jean Lavaupot, fondateur de MegAgence et du Syremi, répond à nos questions.
L’Hebdo-Bourseplus : Quelles raisons vous ont conduit à organiser cette profession de mandataires immobiliers à travers un syndicat ?
Jean Lavaupot : Le métier d’agent commercial, dit de mandataire immobilier, existe depuis l’origine des agents immobiliers. C’est un statut très ancien. L’agent immobilier s’entoure de collaborateurs et, dans la terminologie de la loi Hoguet, on les appelle les négociateurs immobiliers. Ces négociateurs ont deux statuts possibles : ils sont salariés ou non-salariés et, lorsqu’ils ne sont pas salariés, on les appelle agents commerciaux ou mandataires.
On a vu se développer au cours de ces dernières années des agences immobilières, comme MegAgence, qui emploient énormément de mandataires et qui sont tous fortement commissionnés. Ce modèle économique a fait école avec le développement de l’Internet, puisque la recherche immobilière se fait principalement sur Internet. Comme les agents traditionnels - ceux qui ont une boutique - voient d’un mauvais œil l’émergence de ce type de modèle, il nous a semblé intéressant de nous regrouper face aux attaques de cette profession qui est paradoxalement la même que la nôtre !