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Le réseau d’agences dématérialisées est en pleine croissance
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Jean-Baptiste Niveau, cofondateur de Neo Avenue :«Paris reste un marché compliqué, car les acheteurs et les propriétaires ont du mal à se rencontrer.»
Lancé en 2012, Neo Avenue mise sur l’Internet pour redéfinir le modèle d’organisation du réseau immobilier traditionnel. En s’appuyant sur une structure plus souple et plus réactive, Neo Avenue est maintenant implanté sur l’ensemble de l’Ile de France et projette de doubler ses effectifs en 2013 afin d’accompagner son futur développement en province. Les fondateurs proposent une nouvelle façon d’exercer ce métier, notamment en mettant en place des commissions réduites, à partir de 2,5%, afin que le service soit rémunéré à sa juste valeur. Caroline Lopinot, cofondatrice et directrice générale de Neo Avenue souligne : «Les prix de l’immobilier ont plus que doublé en dix ans et les commissions des agences n’ont pas bougé : cela revient à payer deux fois plus cher le service, sans pour autant obtenir deux fois plus de services. Nous avons donc voulu corriger cette injustice en proposant des honoraires 60% moins élevés que dans une agence classique et ainsi faire payer le juste prix aux clients.
En moyenne, chaque client économise 15 000 euros, ce qui permet à l’acquéreur de s’offrir quelques mètres carrés de plus, ou de pouvoir effectuer quelques travaux d’aménagement». Dans cette organisation, les équipes travaillent de chez elles, ce qui permet de faire l’économie des locaux. Une économie redistribuée aux clients sous la forme de commissions réduites. Enfin, chaque équipe a une mission précise : une équipe est en charge des propriétaires, tandis qu’une autre équipe se charge du suivi des acheteurs. Neo Avenue propose également des outils Internet, comme un module d’estimation immobilière gratuite, une carte des prix de l’immobilier en Ile de France et des calculettes financières. Neo Avenue est déjà présent dans tous les départements d’Ile de France avec une équipe commerciale de 10 personnes. Jean Baptiste Niveau, cofondateur et président de Neo Avenue, répond à nos questions.
L’Hebdo-Bourseplus : Le marché de l’immobilier est en pleine mutation : il y a des agences physiques, des agences purement Internet, d’autres font appel à des agents commerciaux… Comment vous positionnez-vous dans cet univers très disparate ?
Jean-Baptiste Niveau : Nous avons un marché immobilier qui, depuis une trentaine d’années, s’est développé avec des agences physiques et une certaine manière de travailler. Nous nous sommes aperçus que le marché a évolué, notamment avec l’arrivée des nouvelles technologies. L’information est de plus en plus disponible, on a donc de moins en moins besoin d’avoir une agence physique. Nous avons la conviction que l’immobilier de demain sera complètement dématérialisé, parce que l’essentiel des recherches se font via Internet. Les acquéreurs passent de moins en moins dans une agence physique pour essayer de trouver un bien. Quand on recherche un bien, c’est assez laborieux, il faut aller dans plusieurs agences différentes, alors qu’un site comme Se Loger présente l’ensemble des offres pour faire son choix tranquillement. Dans les usages, les acquéreurs sont de plus en plus sur Internet.
Maintenant, sur le débat entre le fait d’être salarié ou agent commercial, nous avons les deux : la moitié de notre équipe est en statut de salarié et l’autre moitié travaille en indépendant. Le mode de collaboration que nous avons avec nos équipes n’a pas d’importance. Ce qui est important, c’est le client et le service que nous allons lui délivrer. Nous délivrerons le même service, quel que soit le mode de collaboration. Certaines personnes souhaitent être salariées pour des raisons qui leur sont propres, d’autres souhaitent être indépendantes pour des raisons qui leur sont propres. Nous respectons le choix de chacun, nous voulons simplement proposer un niveau de service avec des gens motivés et professionnels. Ce débat sur le fait d’être salarié ou indépendant n’a pas lieu d’être aujourd’hui.